Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right 'Les Rues de Pantin' : la charmante déambulation rohmérienne d'un Japonais

'Les Rues de Pantin' : la charmante déambulation rohmérienne d'un Japonais

Advertising

Cinéaste japonais habitant en Normandie, Kogo (Hiroto Ogi) débarque à Pantin où il s’apprête à squatter chez son ami Yann (Yann Guillemot) – qui habite en fait au Pré-Saint-Gervais, la banlieue d’à côté. Venu donner une conférence à Paris sur l’échec en art, et devant également achever le montage d’un film sur lequel il a déjà plusieurs mois de retard, Kogo se montre surtout véritable expert dans l’art de la procrastination. Et de la séduction flâneuse.

Une inconnue croisée dans la rue (Pascale Bodet), puis la voisine et amante de son pote Yann (Astrid Adverbe), peut-être aussi une mystérieuse étudiante… Les femmes gravitent autour de Kogo dans des jeux de séduction qui évoquent évidemment le cinéma d’Eric Rohmer ou celui, plus contemporain, de Hong Sang-soo – et sans doute plus particulièrement son film ‘Les Femmes de mes amis’. 

Mais si ‘Les Rues de Pantin’ assume ses références – au nombre desquelles on pourrait d’ailleurs ajouter la délicatesse d’un Jean-Claude Biette –, le film de Nicolas Leclere dépasse le simple exercice de style, grâce au ton propre qu’il doit à sa mélancolie suburbaine, à son charme banlieusard face à la tour TDF de Romainville, étrange « soucoupe volante » qui donne un cachet particulier à ce court film d’une heure à peine, récompensé des prix du meilleur film et du meilleur acteur au festival Côté Court. Un très joli petit film, en somme, délicieusement familier et vagabond.

A retrouver tous les jours (sauf le mardi) à 13h au Saint-André-des-Arts

Voir aussi notre dossier : les meilleurs films du moment

Share the story
À la une
    Advertising