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On a testé la booty therapy et depuis ça va mieux

On a testé la booty therapy et depuis ça va mieux

Des culs à foison qui remuent dans tous les sens sur un rythme endiablé ? Non, vous n’avez pas atterri dans le dernier clip de Nicki Minaj mais dans un concept, encore assez méconnu, la booty therapy. L’idée est simple : pendant une heure et demie, vous shakez votre boule dans un but : libérer vos émotions. « Comme pour le yoga, le bassin est le centre de tout, » explique Maimouna, la prof de danse à l’origine du projet. « En le remuant, on se libère des tensions et des frustrations. » Mais pour savoir si ça marche vraiment, on a désigné notre journaliste le moins misogyne (et le mieux équipé niveau fesses) pour se déhancher lors d'un cours.

Tout commence à 19h, rue du Temple dans le Marais. Sur place, de nombreuses filles ont fait le déplacement alors que le vestiaire des hommes crie famine. Il faut dire qu’à part un monsieur, on se sent bien seul. « J’essaye de les faire venir. Certains participent une ou deux fois, puis s’en vont car ils n’assument pas. D’autres viennent pour mater mais ils repartent très vite. » Vu qu’on n'est pas du genre à loucher à la vue d’un booty, on se prépare pour la thérapie. D’ailleurs, on nous propose gentiment de nous prêter une tenue, mais le short façon Wawrinka ne nous branche pas trop. Ca sera donc un jean pour nous. Et après avoir réglé la note, 20 € tout de même, on est fin prêt.

Dans la salle, des miroirs sur les murs nous lorgnent et du parquet fait office de piste. Après un bref échauffement pour éviter le claquage, le cours commence sur de la musique dancehall. Ca va vite. Trop vite ? Les fesses sont déjà au diapason, ça remue, ça tremble dans des mini-shorts ou des leggings près du corps. Après quelques grands écarts et des pas de danse assez simples, l’heure de la première pause est arrivée. L’occasion pour Maimouna de faire un point. « Le but n’est pas de vous prendre pour Beyoncé, restez vous-mêmes. » On décide donc de quitter notre pause « menton baissé » face à la glace.

 

 

 

La deuxième partie est encore plus axée sur le postérieur et les muscles fessiers. Deux groupes sont créés : dans l’un, le but est de crier le plus fort possible, dans l’autre, il faut remuer son popotin le plus vite possible. Un battle de fesses plus tard, l’ambiance est archi détendue : ça rigole, ça se taquine. Passé toutes les phases de danse collective, on arrive au point culminant, l’apogée de la booty therapy : les solos. Les filles hurlent et tapent dans leurs mains en formant un cercle. Ca twerke à gogo, certaines tentent même des poses acrobatiques comme le champignon (quatre pattes sur le sol, les fesses en l’air) ou le poirier (on vous laisse deviner). Et alors qu’on pensait y échapper, trois filles me prennent pour cible. On se retrouve au milieu d’une trentaine de filles, scandant des : « Le journaliste ! Le journaliste ! » On tente timidement un déhanché tel un chanteur de raï passé de mode. On vient de se taper la honte de notre vie mais on se sent bien, quand même.


A la fin du cours, toutes semblent ravies à l’image de Lætitia. « Je suis vidée, fatiguée. En même temps, ce n’est pas seulement de la danse, c’est plein d’émotions qu’on partage. » Idem pour Kinya : « Ici, on peut faire des choses qu’on n'oserait pas dans les soirées. Personne ne nous juge, au contraire. » Toutes sont même d’accord pour dire que la booty therapy les a transcendées, en gommant certains complexes. Si vous aussi, vous en êtes capable, et comme le dirait Fatal Bazooka : shake ton booty !

 

 

 

 

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