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On a testé le pompom girl… Et on a eu une révélation

On a testé le pompom girl… Et on a eu une révélation
© C.Gaillard

Si pour vous « pompom » signifie « petite nymphette tout en couettes et jupette, scandant consoles sur voyelles en sautillant frénétiquement », venez abattre les clichés et assister aux cours de pompom du Centre des Arts Vivants.

Dans cette école de danse réputée du 11e, où l’on peut également pratiquer le piloxing, les claquettes ou la pole dance, chaque jeudi soir est dédié à cette discipline atypique. A partir de 20h30 pétantes, le studio du rez-de-chaussée se trouve ainsi occupé par une vingtaine de filles (et parfois d’hommes) prêtes à se vider la tête en remuant pompom et popotin.

Le « melting-pom » comme credo

Jogging, queue de cheval et baskets aux pieds, on débute le cours par dix minutes d’échauffement. Rassemblée autour d’Elise, un petit gabarit débordant d’énergie, courant de la sono au centre du studio, sa crinière bouclée bondissant dans son sillage, la troupe qui nous a joyeusement accueilli s’avère aussi énergique qu’éclectique. Jeunes, moins jeunes, grandes ou petites, rondes ou fines… Les filles qui la composent représentent la beauté dans toute sa diversité. Et pour cause : Elise – plus connue sous le nom de Elise Pompom Girl – prône le « melting-pom ». C’est-à-dire le pompom pour tous.

« Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir un corps parfait, mais de rayonner avec son sourire », résume celle qui a délaissé le tutu pour la décontraction du legging. Et pour illustrer cette belle philosophie, Elise tient à ce que ses E-pom's (comme elle les nomme affectueusement) possèdent les mêmes accessoires, mais de couleurs différentes.

 

© C.Gaillard

 

 

Plus qu’une bande d’élèves : une vraie communauté

En parlant des pompoms, Elise nous explique comment empoigner ces inévitables instruments – qui nous font un peu penser à des Chewbaccas avec de longs poils en plastique. Pour la première séance, ils nous seront prêtés. Après, il suffira de dire de quelle couleur nous aimerions avoir notre pompom et Elise se charge de nous le ramener au cours suivant.

Car l’entraide est un autre pilier fondateur des E-pom's. Afin de renforcer la cohésion du groupe et d’insuffler un esprit d’équipe inébranlable, les filles entretiennent une relation constante via Facebook où elles s’échangent idées de musique et vidéo sur la chaîne Youtube d’Elise. Une soirée pompom est également organisée une fois par mois, ainsi qu’une soirée « découverte » chez chacune à tour de rôle. « Comme ça on apprend à se connaître mieux, au-delà du cours », s’enthousiasme Elise. Qui plus est, durant l’heure et demie – qu’on ne verra pas passer –, on remarque que les filles n’hésitent pas à s’épauler mutuellement pour répéter et intégrer les pas les plus compliqués. Du coup, on a plus l’impression d'intégrer une compagnie soudée qu’une bande d’élèves n’ayant de contacts qu’une fois par semaine. 

Singeant les cheerleaders d'une série pour ados comme 'Glee' ou 'High School Musical', Elise lance soudain un jovial et tonitruant : « Prêtes les filles ? » « Ouiiiii ! », répondons-nous en chœur, agitant furieusement nos pompoms pour rentrer dans son jeu. Puis la musique démarre et les choses sérieuses aussi !

 

L’énergie P-O-S-I-T-I-V-E

Face au grand miroir, Elise nous montre une première fois la chorégraphie qu’elle va nous enseigner. Il faut en moyenne deux à trois semaines pour bien la maîtriser : celles qui s’inscriront en septembre-octobre devraient donc être aptes à participer au show d’Halloween ou au Téléthon cet hiver (au pire, il y a toujours le concours des Grandes écoles ou CDMGE en juin pour se rattraper). Mais coordonner ses jambes et ses bras ce n'est pas toujours facile. Et on ne vous cache pas qu’on s’est souvent emmêlé les pinceaux dans l’enchaînement !

Heureusement, notre professeur sait encourager sans jamais forcer, faisant régulièrement des pauses pour reprendre avec nous nos erreurs ou répondre à nos questions d’ordre métaphysique du type : « Comment puis-je pivoter ainsi sans me déboîter la hanche ? » Bref, niveau pédagogie, Elise touche les cimes. « Au pire, si tu rates, un sourire encore plus grand, ça sauve de tout ! », s’amuse Elise, qui avoue avoir elle-même eu des ratés en plein spectacle. Une « énergie positive » visant à dédramatiser les petites imperfections, en somme. 

Sexy mais pas vulgaire !

Que ceux qui pensent que le pompom n’est pas un sport viennent suer un jeudi soir et s’en mordent les doigts. Car, si cette discipline s’apparente plus à de la danse qu’à du fitness, elle fait toutefois battre le palpitant comme il faut. Juste assez pour redonner un coup de booste à l’organisme sans l’éreinter. 

© C.Gaillard

 

D’ailleurs, « le pompom, c’est à la fois énergique et sexy », synthétise Déborah, E-pom depuis presque un an. Sexy, oui. Vulgaire, que nenni ! Loin des a priori sexistes, les pompom girls d’Elise ne se déchaînent pas seulement sur de la musique commerciale en exécutant des poses lascives. Si Elise aime intégrer des roulements de bassin « maxi chagasse » dans ses chorés, c’est surtout pour le fun et afin de mieux déconstruire les clichés du genre en surjouant. Elle s’éclate aussi à mélanger les styles musicaux, passant de "Work from Home" et son titre hip-hop sucré aux basses électrisantes de Linkin Park, voire à du décapant Skrillex

Après quatre-vingt-dix minutes de bénéfique stimulation physique, de blagues et de lâcher prise, le cours s’achève par dix minutes d’étirements dans le noir. Il est 22h, le Centre des Arts Vivants a baissé le rideau derrière nous. Et nous, on a finalement choisi la couleur de notre pompom pour le prochain cours : il sera orange... 

 

 

Elise (aux pompoms verts) et ses E-poms.
© C.Gaillard

 

 

Quoi ? • Les cours de pompom d’Elise Pompom Girl.
Où ? • Au Centre des Arts Vivants, 4 rue Breguet, Paris 11e.
Quand ? • Le jeudi soir à partir de 20h30 pour les adultes, le mercredi après-midi pour les ados jusqu’à 18 ans.
Combien ? • 16 € le cours unique.

A noter qu’Elise anime également des stages périodiques, les EVJF et les anniversaires sur demande.

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