Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right Pour la première fois en France, des autotests de dépistage du VIH sont vendus en pharmacie !

Pour la première fois en France, des autotests de dépistage du VIH sont vendus en pharmacie !

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Si vous avez pratiqué une activité sexuelle à risques, que vous craignez ainsi d’être contaminé par le virus du VIH et que vous n’osez pas vous faire dépister dans un centre médical dédié, que ce soit par peur des piqûres, du regard du médecin ou tout simplement du lieu en lui-même, alors cette info est faite pour vous. Annoncés depuis plusieurs mois, les autotests de dépistage de l’infection par le VIH sont depuis mardi en vente libre en France dans les pharmacies. Leur commercialisation, déjà effective dans d’autres pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, s’inscrit dans une logique de renforcement du dépistage devant un virus qui touche près de 150 000 personnes en France, et parmi lesquelles 30 000 ignorent leur séropositivité, d’après le journal Le Monde.

 

Vendus entre 25 et 28 €, ces autotests soulèvent évidemment des interrogations au-delà de leur fonctionnement. En plus de ces vidéos publiées par le site Sida Infos Services expliquant leur utilisation, voici quelques réponses aux questions que vous êtes en droit de vous poser.

Comment ça marche ? 

Le test permet, à partir d’une minuscule goutte de sang prélevée par un autopiqueur fourni dans le kit et collectée sur le bout du doigt, de déterminer en quinze à trente minutes si le virus du VIH est présent ou non dans votre organisme. Pour ce faire :

- piquez le bout de votre doigt à l’aide de l’autopiqueur

- prélevez la deuxième goutte de sang à l’aide de la dosette contenue dans le kit

- attendez quinze minutes minimum avant la lecture du résultat. Une seule bande apparaît, l’autotest est négatif, deux bandes apparaissent, l’autotest est positif

Est-ce que c’est fiable ?

Selon la Haute Autorité de Santé, l’autotest doit être réalisé trois mois après la dernière prise de risque sexuelle pour qu’il puisse être efficace à 99 % avec un résultat négatif. Si ce dernier est positif, le fabricant du produit estime que la fiabilité s’élève à 91,7 %, avec donc un risque de 8,3 % de faux-positifs.

Que faire après le résultat ?

Que l’on soit bien clair : cet autotest ne remplace pas les dépistages réalisés dans les centres médicaux. Si son résultat est négatif et qu’il a été effectué dans de bonnes conditions, inutile de le coupler à un test plus poussé. En revanche, s’il est positif, un test en laboratoire est nécessaire pour le confirmer. La notice d’explication vendue avec est explicite : « Consultez un médecin dès que possible et expliquez-lui que vous venez d’obtenir un résultat d’autotest positif. Vous devez faire un test de conformation en laboratoire pour vérifier votre résultat d’autotest. »

 

D’autres questions peuvent évidemment se poser devant la commercialisation de cet autotest, notamment sur l’appréhension d’une telle information s’il se révèle positif, sur son prix jugé trop élevé (d’après la ministre de la santé Marisol Touraine, des autotests devraient être gracieusement mis à disposition auprès de quelques associations), ou sur une éventuelle banalisation du VIH. Mais dans un contexte de recul de décès liés au virus selon un rapport de Onusida, la commercialisation de cet autotest est vue par beaucoup de spécialistes, par sa facilité d’utilisation et sa rapidité, comme un moyen de mieux apprivoiser le virus et d’enrayer, à terme, les contaminations. En attendant, n’oubliez pas que le meilleur moyen d’y échapper reste la protection et la prévention, alors sortez couvert !

 

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