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Jo Di Bona
© Mateo Vitale

Une fresque pour rendre hommage aux réfugiés syriens

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La vague d’immigration qui secoue l’Europe ces derniers temps n’a pas laissé indifférent le milieu artistique. Dont le graffeur Jo Di Bona, auteur d'un hommage aux réfugiés contraints de quitter leur pays dans le chaos. Depuis mardi 16 février, sa fresque éphémère orne la place de la République et fait dos à la palissade de la devise parisienne « Fluctuat nec mergitur », apparue suite aux attentats du 13 novembre.

En combinant graffiti et collage, l’artiste emprunte les techniques du mouvement pop art. Pour ses œuvres, très picturales, il utilise un procédé qu'il a baptisé « Pop Graffiti » en s’inspirant aussi bien d’Andy Warhol que de l’adepte du graff Philippe Lehman, dit Bando. En partenariat avec l’ONG Première Urgence, Jo Di Bona a utilisé pour la réalisation de son œuvre éphémère des portraits de jeunes Syriens réfugiés au Liban. Un beau message au résultat bluffant et singulier, à aller admirer rapidement.

« C'était important, pour moi, de rendre hommage à ces personnes en situation difficile. Quand on était petits, on jouait à la guerre. Eux, ils la vivent en vrai », confie l’artiste. L’an dernier, l’illustrateur de rue saluait les victimes de Charlie Hebdo à travers une création dans le 13e. Plus récemment, l'artiste s'est inspiré du tableau 'La Liberté guidant le peuple' d’Eugène Delacroix pour sa récente fresque rue Alibert, intitulée 'Le Mur de l’amour' et qui saluait la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre.

 

© Jo Di Bona

 

 

 

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