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Victoria : Virginie Efira au bord de la crise de nerfs (et de rire)

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Une réjouissante comédie sur une crise de la quarantaine au féminin

On se doutait que Virginie Efira devait avoir de l’humour. Un humour à la fois féminin et belge. Bonne pioche. Mais la véritable surprise de ‘Victoria’, le nouveau film de Justine Triet (remarquée en 2013 pour ‘La Bataille de Solférino’, avec Vincent Macaigne), c’est qu’Efira s’y révèle surtout excellente actrice. Précisément parce qu’elle n’en fait jamais trop, ne forçant jamais son jeu ; alors que son personnage de quadragénaire qui perd pied aurait pu la pousser à l’excès comique un peu lourdaud.

Mère célibataire, avocate à succès, femme épanouie à la sexualité apparemment plutôt ludique (d’un plan Tinder, l’autre), Victoria semble le modèle de la – presque – quadra qui aurait socialement réussi.

Pourtant, lorsqu’un de ses vieux amis (Melvil Poupaud) lui demande de le défendre, accusé d’avoir essayé, complètement bourré, de poignarder sa compagne, tout va peu à peu partir en vrille dans la vie si bien organisée de la jeune femme.

Entre un ancien dealer gentiment envahissant squattant chez elle (Vincent Lacoste, d’une nonchalance toujours délicieuse) et un ex (Laurent Poitrenaux) dressant d’elle un portrait peu flatteur dans son premier roman, Victoria sent bientôt le sol se dérober sous ses pieds.

Or, là où Virginie Efira paraît assez bluffante, c’est qu’elle réussit à tenir un bel équilibre entre comique de situation et drame intime, à la fois drôle et touchante, toujours naturelle et bourrée de failles sous sa joyeuse autodérision. Ce qui permet au film de Justine Triet de dresser avec finesse et sincérité le portrait d’une femme d’aujourd’hui, emballant par son mélange de fraîcheur, de décontraction et de chaos personnel. Sans doute l'une des plus jolies comédies de la rentrée.

>>> ‘Victoria’ de Justine Triet, avec Virginie Efira, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud (distribution Le Pacte), en salles à partir du 14 septembre

Victoria : bande-annonce

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