Darwin en version originale

Musées, Sciences et techniques
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Après le génie Léonard de Vinci, la Cité des sciences inaugure une exposition dédiée à un autre grand nom du monde scientifique : Charles Darwin.

Dans le décor parcouru de poutres métalliques de la Cité des sciences et de l’industrie se cache un « talus enchevêtré ». Ce terme, emprunté à Charles Darwin lui-même dans son ouvrage ‘L’Origine des espèces’, s’accorde parfaitement à l’exposition consacrée au naturaliste anglais. Et pour cause : le parcours est émaillé de gravures (d’éléphants, d’orchidées, de fougères Filicinae…) tirées des planches botaniques et zoologiques de Darwin. Colorisées, reproduites à grande échelle et plongées dans une pénombre primaire, ces installations en 2D immergent le visiteur dans un pop-up book exotique, témoin de la folie compilatrice de Charles Darwin.

Toutefois, la Cité des Sciences n’étant pas le Muséum d’Histoire naturelle, l’exposition ne présente aucune collection ayant servi à l’homme de science pour élaborer sa célèbre théorie de l’évolution. ‘Darwin, l’original’ préfère en effet mettre l’accent sur la personne de Charles Darwin, son raisonnement et les influences de son environnement dans son colossal travail de recherche. Ainsi, le cheminement linéaire du curieux dans cette forêt tropicale particulière débute par un voyage dans le passé, au temps de la machine à vapeur et du timbre-poste. Une frise chronologique revenant sur les grandes inventions techniques, les avancées sociales et les créations artistiques de l’époque victorienne, mise en parallèle avec les activités de Darwin, permet de comprendre dans quel contexte historique les idées révolutionnaires du naturaliste sont nées. Tout comme de saisir l’intensité de leur retentissement. Un angle original et inédit, autant que les dispositifs interactifs qui jalonnent le parcours de ‘Darwin, l’original’.

Comme le nouveau Musée de l’Homme et le Palais de la Découverte, la Cité des sciences et de l’industrie sait que l’on apprend jamais mieux qu’en s’amusant. Par conséquent, afin de rendre un sujet aussi pointu que la théorie de l’évolution abordable à tous, même aux plus jeunes, elle met le visiteur à contribution grâce à des dispositifs de réalité augmentée. Sur une carte tactile, on peut donc suivre le périple autour du monde du Beagle, sur lequel Charles Darwin a embarqué à l’âge de 22 ans pour un voyage déterminant. Un navire dont les amateurs de modélisme pourront également admirer la fidèle maquette.

Outre des films, des planches naturalistes à placer sous un rétroprojecteur afin de découvrir l’animal qu’elles représentent, des questions/réponses et un microscope permettant d’observer des cirripèdes (crustacés longuement étudiés par Charles Darwin), le public est invité à se mettre dans la peau d’un éleveur de pigeon et d’opérer sa propre sélection d’espèces. Ou de se faire prendre en photo imitant les expressions animales qui défilent sur un écran. Joie, colère, surprise… On s’aperçoit que les animaux et les hommes ne sont pas si différents dans leurs mimiques faciales, tel que le démontrait Darwin dans son ouvrage ‘L’Expression des émotions chez l’Homme et les animaux’.
Des équipements ludiques et amusants, accessibles à tous sans exception grâce au braille et à l’audiodescription. Un bon point à souligner.

La dernière partie de l’exposition, intitulée ‘Darwin en son jardin’, s’intéresse quant à elle à un aspect plus intime de la personnalité du savant britannique. Sa passion pour la botanique, ses idées abolitionnistes, héritées de son grand-père anti-esclavagiste, son amour inconditionnel pour ses enfants… Le jardin secret de Charles Darwin se dévoile au travers de petits théâtres en papier animés. Une facette inconnue prouvant que cet homme érudit, dont les idées évolutionnistes ont souvent été détournées par des eugénistes malveillants tout en influençant notre société dans bien des domaines, descendait autant du singe que du sage.

Par Clotilde Gaillard

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