Le Musée imaginaire de Tintin

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Le Musée imaginaire de Tintin
© Hergé

Avec 'Le Lotus bleu' (1936), Hergé, qui de son propre aveu se contentait jusque-là d’enchaîner gags et situations sans véritable souci de cohérence du récit, s’intéresse désormais à la diversité des gens qu’il rencontre et commence à se documenter solidement sur les pays dans lesquels il envoie Tintin « par souci d’honnêteté vis-à-vis de ceux qui [le] lisent ».

C’est le début de sa période « documentaliste », qui va propulser son reporter aux quatre coins du monde, sur les traces des grandes civilisations dont les échos nourrissent l'imaginaire et influencent le trait du dessinateur. « Tout ça grâce à Tchang ».

Pour ses quarante ans, le musée en Herbe convoque le globe-trotter sans une ride et s’offre une petite exposition futée, confrontant des vignettes agrandies de cette période à des œuvres d’art et objets ethnologiques originaux (prêtés par le Louvre, Branly ou Guimet, s’il vous plaît). Les momies des 'Cigares du pharaon', les oripeaux sioux de 'Tintin en Amérique' ou la statue péruvienne de 'L’Oreille cassée' élaborent en quelques pièces un mini-musée imaginaire truffé de clins d’œil malins, qui soulignent avec malice la force d’évocation de la BD - et de Tintin plus que n’importe quelle autre.

Une passerelle entre petits et grands de 3 à 103 ans, fiction dessinée et concrétude muséale, récit et Histoire. Accessoires et guides (en chapeau melon) à l’appui, munis de leur carnet de petit reporter, (tous) les enfants plongent dans une visite taillée à leur mesure, traquant les indices de cette expo en forme de chasse au trésor (de Rackham le rouge). Comme celui qu’on pourrait découvrir au fond de la malle d'un explorateur, avec un plaisir difficile à bouder, vraiment.

> Horaires : tous les jours de 10h à 19h ; nocturne le jeudi jusqu'à 21h.

Par Clémentine Thiébault

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