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Musée Bourdelle

  • Musées | Art et design
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Time Out dit

Antoine Bourdelle (1861-1929), sculpteur de la monumentalité, élève d’Alexandre Falguière, disciple de Rodin, professeur de Giacometti… Bref, Antoine Bourdelle, l’un des monuments de la sculpture française, rêvait d'un temple érigé en son nom au cœur de la capitale. Ce fut chose faite en 1949 lorsque son épouse, Cléopâtre, fidèle à la volonté du mari défunt, inaugura ce musée dévolu à l'œuvre et à la vie de l’artiste.

Les collections permanentes, dont l'accès est gratuit, occupent l’ancien atelier du créateur des fresques modernistes du théâtre des Champs-Elysées. Dans ces espaces, où ont aussi travaillé Eugène Carrière, Aimé-Jules Dalou ou Marc Chagall, flotte un souvenir étrange et presque palpable de Bourdelle. Ils hébergent quantité de sculptures, dessins et photographies de Bourdelle, dont le fameux Héraklès archer, mais également une partie des collections personnelles de l’artiste, notamment des œuvres de Rodin, Carrière, Monticelli, Ingres et Delacroix.

Les galeries et les jardins, eux, ont su conserver une aura intimiste de vieil atelier, malgré les extensions successives qui sont venues conférer une certaine ampleur à ce musée insolite. Mention spéciale pour les jardins, dédale de statues et de fougères où il fait bon se perdre.

Infos

Adresse
18 rue Antoine Bourdelle
Paris
75015
Transport
Métro : Falguière ou Montparnasse-Bienvenüe
Prix
Entrée libre dans les collections permanentes, de 5 à 7 euros pour les expositions temporaires.
Heures d'ouverture
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
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Programme

L’Etoffe de l’artiste. De Rosa Bonheur à Sonia Delaunay, au musée Bourdelle

4 sur 5 étoiles
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les artistes étaient plus stylés que la moyenne ? Il faut bien avouer qu’on les reconnaît parfois mieux à leur look qu’à leurs œuvres. Si le phénomène semble bien réel (il a fait l’objet d’un livre, What Artists Wear, en 2021, et d’une expo au Louvre-Lens l’an dernier, S'habiller en artiste), la réponse ne se résume pas à un sens inné de l’esthétique.  C’est ce que révèle L’Étoffe de l’artiste. De Rosa Bonheur à Sonia Delaunay, la nouvelle expo du musée Bourdelle (jusqu’au 24 janvier 2027). Née de la redécouverte, en 2020, des vêtements d’Antoine Bourdelle, inspirés des tenues de travail de son père menuisier, elle les confronte à ceux d’autres artistes du XIXe et du début du XXe siècle, à une époque où leur statut social est en pleine mutation. Depuis la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1648, les artistes s’émancipent progressivement de leur statut d’artisan. Avec l’émergence de la figure de l’artiste bohème et leur accès à la célébrité, le vêtement devient un outil de mise en scène. L’exposition confronte ainsi les tenues de Degas, Foujita, Klimt ou Rosa Bonheur à leurs portraits et autoportraits (dessins, peintures, sculptures et photographies), pour lesquels ils choisissaient soigneusement leur apparence. Le parcours thématique décrypte les logiques derrière les choix vestimentaires : à l’inverse de la blouse de l’artisan, la tenue d’académicien permet d’installer le statut...
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