Petit Palais
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Petit Palais

Dans le 8e, le Petit Palais régale avec une impressionnante collection remontant jusqu’à l’Antiquité
  • Musées | Histoire
  • Champs-Elysées
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Time Out dit

Pauvre Petit Palais, si loin de Dieu et si près du Grand Palais. Malgré sa stature et son élégance, ce vaste palace à la gloire de la Belle Epoque, construit dans la folie de l’Exposition universelle de 1900, vit à l’ombre de son grand frère, qui se dresse tyranniquement de l’autre côté de la route.

En plus de lui valoir son épithète, cette proximité l’affuble d’un manque injuste de popularité. Parfois boudé des touristes et des Parisiens, le musée des Beaux-Arts du Petit Palais, dont les collections permanentes remontant jusqu’à l’Antiquité sont accessibles gratuitement, abrite pourtant un ravissant ensemble d’œuvres signées Poussin, Doré, Courbet et tout un tas d’impressionnistes. Les amateurs d’Art nouveau ne seront pas non plus en reste dans un sous-sol habité par le mobilier alambiqué d’Hector Guimard et le bestiaire fantastique du céramiste Jean Carriès. Le tout est épicé par quelques bijoux de chez Lalique et des expositions temporaires savoureuses (Rubens et Van Dyck, Carl Larsson, Oscar Wilde, Jean-Michel Othoniel etc.).

Bonus assez appréciable à Paris : le Petit Palais possède son petit jardin (un peu secret), avec bassin bordé de mosaïque, palmiers, colonnades et café avec terrasse où boire un coup avant ou après l'infusion de cerveau. Clairement pas si petit que ça, ce palais.

Infos

Adresse
avenue Winston-Churchill
Paris
75008
Transport
Métro : Champs-Élysées - Clemenceau, Invalides RER : Invalides Bus : 42, 72, 73, 80, 93
Prix
Gratuit pour les collections permanentes ; Jusqu'à 13 € pour les collections temporaires.
Heures d'ouverture
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le vendredi et samedi jusqu'à 19h pour les expositions temporaires.
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Programme

Bilal Hamdad, Paname, au Petit Palais

5 sur 5 étoiles
Qui aurait pu imaginer que les vendeurs de clopes du métro Barbès se retrouveraient un jour à côté des natures mortes de Manet et des scènes mythologiques de Rubens ? Déployée au Petit Palais, l’exposition Paname dresse le portrait fidèle d’un Paris cosmopolite, loin des cartes postales et des pavés impeccables de Saint-Germain-des-Prés. Des rues bondées de la porte de Clignancourt aux vendeurs de roses devant les bars du 11e, l’artiste hyperréaliste formé aux Beaux-Arts de Sidi Bel Abbès et de Paris flirte avec la précision photographique dans ces 21 toiles à l’huile, directement héritées du baroque de Vélasquez et du réalisme de Courbet. Sans jamais négliger l’essence même de sa ville de cœur, quitte à froisser les touristes. Car si Courbet, justement, peignait des casseurs de pierre éreintés ou des baigneuses de la campagne aux pieds sales pour choquer dans les salons, Hamdad, lui, représente des livreurs Deliveroo, des jeunes filles en méduse et des mecs en jogging. Et près de deux siècles plus tard, personne ne vient discuter la place de ces protagonistes sur les cimaises d’une institution prestigieuse. Comme son aîné, Bilal Hamdad n’a que faire des formats imposés. Il couche sur toile un quotidien saisissant de réalisme, capturé au préalable par son fidèle appareil photo, pour en faire des peintures d’histoire. Et redonner un peu de prestige à ceux qui font vivre la rive droite, les portes, et les rames de métro. Faisant face aux toiles de maîtres qui constituent...
  • Peinture
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