Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right Festival Solidays : dimanche 24 juin

Festival Solidays : dimanche 24 juin

De 16h à 4h30 du matin

Solidays
Par la rédaction
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Notre sélection de concerts à ne pas manquer dimanche

Bernhoft

Bernhoft

A lui tout seul, Bernhoft réinvente la new soul avec son style très personnel. Ultra looké avec ses lunettes de geek et sa houpette, il ressemble plus à un ingénieur génération 2.0 qu'à un artiste. Et pourtant ! Ce Norvégien multi-instrumentiste donne des lives inédits de ses chansons au groove implacable à coup d'auto-samples, de chant et de riffs de guitare. Il chantera de sa voix chaude et envoûtante ses titres phare en acoustique "Cmon talk" mais aussi "Streetlights", "Shout" et "Choices" extrait de son premier album 'Ceramik City Chronicles', une petite merveille à découvrir pendant Solidays.

Beat Assailant

Beat Assailant

Duo franco-américain, Beat Assailant est d’abord l’alliance entre le flow du rappeur Adam Turner et le producteur français Maxime Lebidois. Leur rencontre à Paris accouche d’un disque de rap sur fond de beats électro et jazzy minimalistes, une réussite totale symbolisée par l’excellent single "I Like Cash". Soutenu par Radio Nova, le disque 'Hard Twelve' connaît un petit succès et le groupe enchaîne sur un très bon 'Imperial Pressure', qui commence à lorgner sérieusement sur le funk et le rock. Beat Assailant s’entoure alors d’un véritable petite orchestre, notamment Maxime Pinto au saxophone, et pousse l’orientation funk encore plus loin avec 'Space Rhyme Continuum', un véritable hommage à la musique noire des seventies, Kool & The Gang, Funkadelic ou Earth Wind & Fire. Le prochain album du groupe s’intitule 'B' et voit Beat Assailant se séparer de ses musiciens pour revenir à une formule plus minimale.

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General Elektriks
Francois Berthier / Presse

General Elektriks

Sur scène, RV Salters, le cœur de la centrale General Elektriks, a l’énergie d’un lapin Duracell et la créativité d’un musicien multi-instrumentiste. Sampleur compulsif, chanteur improvisé et musicien chevronné, Hervé est un Frenchie qui vit aux Etats-Unis, connu ici pour ses débuts avec Mathieu Chédid dans le groupe mort-né Vercoquin. Expatrié à « Frisco » aux Etats-Unis, il découvre la magie du sample et entre dans le collectif Quannum, une fine équipe qui compte DJ Shadow et Blackalicious, dont il sera le musicien sur quelques tournées. La découverte du hip-hop grâce à ses deux amis l’influencera sérieusement dans la composition de son premier opus ‘Cliquety Kliqk’ en 2003, tandis que ‘Good City for Dreamers’, son second opus sorti trois ans plus tard, sera davantage funk-rock, avec des samples plus soul et groovy que le précédent. Il y emprunte le clavinet de Stevie Wonder, les sons de Prince, Sly Stone, Marvin Gaye, les Beastie Boys ou David Bowie et – nouveauté – chante aussi. ‘Parker Street’, son troisième album sorti cette année poursuit cette quête du groovy électrisant avec des perles comme "Summer Is Here" et "The Spark".

Charlie Winston : "Running Still"
© Andrew Gura

Charlie Winston

Le chanteur british Charlie Winston, frérot de Tom Baxter, installé à Paris depuis quelques années, explose les charts francophones en 2009 avec son premier album très remarqué : 'Hobo', à l'image de son puissant titre "Like A Hobo". Entre soul, funk et pop, il est porté par sa voix soul puissante et mélodieuse, des phrasés d'harmonica, des lignes de basse ravageuses et des percussions qui dynamitent ses titres. L'album est aussi remarqué grâce au clip de "In Your Hands", porté par les percussions et mettant en scène des gens qui cherchent du travail et se mettent à danser avec les administrateurs derrière leur bureau. Après une tournée internationale, il revient sur scène présenter son nouvel opus : 'Running Still' paru en novembre 2011, un peu moins bon que le précédent (peut-être plus commercial ?), mais qui compte les très bons titres "Hello Alone" et "Where Can I Buy Happiness ?".

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Amadou et Mariam

Amadou et Mariam

Amadou et Mariam sont amoureux depuis leur rencontre à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako en 1975, où les deux musiciens en herbe ne tardent pas à former un duo sur scène. L’amour, c’est leur message dans presque toutes leurs chansons, lorsqu’ils ne parlent pas de la vie quotidienne au pays. On a tous fredonné leur fameuse chanson "Le Dimanche à Bamako", sorti sur leur second album éponyme produit par Manu Chao en 2004. Leurs chansons sont un métissage entre musique traditionnelle bambara et rock, comme en témoignent les riffs de guitare électrique d’Amadou, mais aussi de pop et d’autres musiques africaines, comme aime le souligner ce duo pas avare en collaborations avec des artistes du monde entier. L’album suivant 'Je pense à toi' est également un succès, tout comme 'Welcome to Mali' et 'The Magic Couple' sortis en 2008 et 2009. Sollicités pour chanter en ouverture des deux dernières Coupes du monde, leur notoriété a dépassé les frontières africaines et hexagonales. Amadou et Mariam joueront 'Folila', leur nouvel opus sorti en mars 2012.

JoeyStarr : "Egomaniac"
DR

JoeyStarr

Sans son compère Kool Shen avec qui il formait le duo NTM depuis 1988, le rappeur Didier Morville, alias JoeyStarr, a marqué durablement l'histoire du rap français. On a tous chanté "La Fièvre", "Pose ton gun", "Laisse pas traîner ton fils", et bien d'autres tracks de leur album culte 'Paris sous les bombes'. Après des années marquées par des frasques plus ou moins médiatisées, il est revenu sur le devant de la scène grâce à son interprétation très convaincante d'un flic dans le film 'Polisse' sorti l'année dernière. Il viendra présenter son premier album solo sur la scène de Solidays, 'Egomaniac' (octobre 2011), écrit en partie lors de son dernier séjour en prison. Le grand retour de Joey est annoncé.

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Make the girl dance

Make The Girl Dance

Sexe, drogue et rock’n’roll : Make The Girl Dance est un duo de choc électro-rock connu pour ses clips funs et provocants plutôt que pour sa musique, qui vaut pourtant bien qu’on y prête une oreille attentive. Vous vous souvenez des trois nanas qui se baladent à poil rue Montorgueil à Paris en plein après-midi dans le clip de "Baby Baby Baby" ? Cette vidéo réalisée sans trucage en 2009 a porté Greg Kozo et Pierre Mathieu au sommet du buzz avec 15 millions de clics sur Youtube. Il leur a rapporté tellement d’argent (30 000 dollars) qu’ils ont décidé de tout claquer dans un deuxième clip : "Kill Me", un road-trip de New York à L.A. où les deux zozios se mettent en scène : tatouage « Jacques Chirac » sur la fesse, coke et putes à foison, balade à poil à la moindre occasion. Leur troisième single "Wall of Death" choquera ceux qui ne supportent pas les abattoirs, les autres y verront une dédicace au canard, de l’animal au magret. Dans la même veine loufoque, leur dernier clip met en scène une nana un peu dérangée qui achète les toys grandeur nature de Greg Kozo et Pierre Mathieu, s'imagine tomber enceinte et accouche d'un bébé en silicone. Si Greg Kozo, musicien multi-instrumentiste et producteur, et Pierre Mathieu, ancien animateur télé sur M6, France 2 et Canal + disent ne pas chercher le buzz (sans rire), on salue leur créativité délirante.

Arthur H : Baba Love Tour
© Diane Sagnier

Arthur H

Arthur H ou Arthur Higelin, digne héritier de son père Jacques, présentera sur scène son dernier album ‘Baba Love’, selon ses mots « pour donner envie de faire l’amour ». On se contentera d’écouter cet auteur-compositeur talentueux à Solidays, qui effeuillera ses mots de sa voix émouvante un peu brisée, sur une musique travaillée qui n’est pas sans rappeler les expériences à la Nougaro et surtout Gainsbourg, dont l’influence est bien présente sur "Prendre corps". Il emprunte au jazz, au tango, au rock, au blues, ses rythmiques et instrumentations créatives qui s’accordent avec des textes poétiques, touchants et drôles. Cet artiste prolifique qui sort presque un album par an n’a plus besoin de se faire un prénom depuis son album pépite ‘Adieu tristesse’ (2005) et ‘Mystic Rumba’ (2010), qui l’ont rendu populaire auprès d’un plus large public. Il montre à chacune de ses apparitions un charisme exceptionnel et nous surprend à chaque chanson, dévoilant un univers complexe et poétique dans lequel on se laisse entraîner sans résister.

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Garbage
DR

Garbage

Vous avez certainement fumé votre première clope sur un de leurs tubes, fredonnant entre deux volutes : « You stupid girl. All you had you wasted. » Post-grunge mélancolique, le son de Garbage se dessinait alors comme le pendant pop de Nirvana. Mais voilà, une fois sa puberté finie, Garbage, exténué par une tournée interminable et des querelles intestines plie bagage dans son Wisconsin natal. Ils resteront sept ans sans pousser la chansonnette… Au grand désespoir de leurs fans qui n’auront que quatre albums – dont l’excellent ‘Version 2.0’ – pour se consoler. Il faudra donc attendre fin 2010 pour que le quatuor retourne en studio et le 16 mai 2012 pour mettre la main sur leur dernier opus ‘Not Your Kind Of People’. Une dizaine de titres qui s’annonce électrisante : en témoigne leur premier single "Blood For Poppies", vertigineuse chanson sur les rêves. A la voix ensorcelante de Shirley Manson viennent s’ajouter les riffs abrasifs qui ont fait la signature du groupe. Une renaissance attendue qui ne devrait pas décevoir les groupies de la première heure.

Brigitte
© Mark Maggiori

Brigitte

Un peu comme dans un film de Demy, il y a la brune et la blonde. Aurélie Maggiori et Sylvie Hoarau de leur nom. Un duo néo-hippie surnommé Brigitte. Head band pour l’une, monture en écailles pour l’autre, Brigitte c’est surtout un style rétro-chic qui fonctionne à l’accessoire. Ne vous étonnez donc pas de croiser dans la fosse des bloggueuses affublées de lunettes XXL, il s'agit là d’un signe extérieur d’affinité (ou de reconnaissance, selon). Sur scène, les demoiselles se parent de leurs plus belles paillettes, d’une chèvre immobile et de musiciens déguisés en Malcolm McDowell pour faire le show. Une recette dupliquée à chaque concert, nous dit-on dans l’oreillette. Dans leur robe de lumière, devant des projections en noir et blanc, les naïades ondulent des hanches, esquissent des sourires de diamants tout en faisant vibrer les cymbales. Et quand, au hasard d’une chanson, le clinquant disparait, on découvre enfin ce qui fait la sève de ce duo. Oubliez les strass, écoutez les paroles.  Derrière une guitare ascétique, les voix se mêlent pour parler de la douleur de ne pas être mère quand on le voudrait, de la souffrance d’aimer alors qu’il est trop tard, de l’alcool qui guérit tout. Si au jeu des reprises, on leur préférera Nouvelle Vague, il ne fait aucun doute qu’une fois leur répertoire achalandé, Brigitte n’aura plus besoin de sa garde-robe pour briller de mille feux.

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Musique

Solidays

Chaque année depuis près de vingt ans, le festival Solidays rassemble plus de 50 000 personnes ralliées à la cause de l'association Solidarité Sida qui a eu l'idée de mettre en place cet événement pour récolter des fonds et lutter contre la maladie. En 2011, le festival a permis de réunir plus de 1,7 millions d'euros pour le financement d'actions de prévention jeunes ou d'aide aux malades. Alors pour péter le compteur et aider à combattre le virus tout en profitant de concerts exceptionnels, on fait violence à son portefeuille en s'offrant une place à Solidays ! Cette année encore, de grands noms internationaux seront au rendez-vous : Metronomy, Birdy Nam Nam, Ben Howard, The Kills, Rover, Kavinsky, Youssoupha, Bernhoft, Blitz the Ambassador, Concrete Knives, Orelsan, François & The Atlas Mountain, Charlie Winston, Joey Starr, Beat Assailant, General Elektriks, Irma, Brigitte, Arthur H, Selah Sue, Tinariwen, Zebda, Shantel, Anthony & The Spasm Band et bien d'autres ! La suite

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