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Festival Solidays : vendredi 22 juin

De 16h à 4h30 du matin

Notre sélection de concerts à ne pas manquer vendredi

Metronomy

Metronomy

Est-il encore nécessaire de présenter les quatre Anglais de Metronomy ? Le groupe, mené par Joseph Mount, a marqué l’année 2011 avec la sortie de son album ‘English Riviera’. Le disque, qui propose une dizaine de morceaux raffinés et envoûtants, cache derrière son ostensible insouciance, une construction complexe et un travail de fond soigné au millimètre. Moins âpre que les deux opus précédents, il sublime l’électro-pop en lui offrant aplomb et sensualité. Il faut dire que le groupe a revu ces recettes. Les musiciens sont sortis de leur chambre pour enregistrer en studio, la place accordée à l’écriture et au chant a pris de l’importance, les arrangements ont été épurés et l’horizon des influences musicales s’est élargi. Tout semble tenir dans les détails, dans un tas de minuscules ingrédients incorporés ici et là, avec sophistication et pertinence. Le résultat est à la fois nostalgie et réjouissant, doucereux et entraînant.

Birdy Nam Nam

Birdy Nam Nam

Collectif de DJs ultra réputés rassemblant Crazy-B, DJ Pone, DJ Need et Little Mike, les Birdy Nam Nam ont porté le turntablism au rang d’art. « Turntablism » avez-vous dit ? Il s’agit tout simplement du fait d’utiliser directement les platines pour faire de la musique, chaque DJ s’occupant d’un son comparable à un instrument de musique. Avec le fabuleux titre “Abbesses”, le groupe a prouvé qu’on pouvait créer ainsi de véritables morceaux mélodiques et toucher un large public. Mais après l’annulation d’un concert fin 2011, les Birdy Nam Nam se mettent une partie de leurs fans à dos sur Facebook en attisant les tensions au lieu de les apaiser. La polémique cesse quand DJ Pone et Little Mike expliquent qu’ils ne voulaient pas manquer de respect aux fans mais répondre à des critiques insultantes. Pour dissiper tout malentendu, ils mettront le feu à la scène de Solidays ce vendredi 22 juin.

The Kills

The Kills

Après avoir été les chouchous d’une poignée de rockers avertis à leurs débuts, les Kills sont devenus une grosse machine indé, qui s’invite sur les unes des magazines rock et dans les pages people de la presse plus commerciale. Que ce soit Alison Mosshart qui collabore avec Jack White dans The Dead Weather ou Jamie Hince devenu star grâce à sa compagne Kate Moss, les deux compères sont soudain devenus la coqueluche des journaux spécialisés. A tel point qu’aujourd’hui, ils semblent devoir remplacer les White Stripes sur le devant de la scène médiatique alors qu’ils n’en ont pas l’étoffe. Comprenons-nous bien : le duo formé par Hotel et VV a produit de bons albums, surtout le premier, et continue de livrer des chansons efficaces. Sans véritable tube dans leur répertoire, ils n’ont jamais déçu pour autant, conservant une formule garage rock aux accents sexy et glamour qui fonctionne et qui plaît. Bref, s’ils ne sont pas les sauveurs du rock qu’on nous a promis ici ou là, ils restent une valeur sûre de l’indie, qui vaut le détour en concert.

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Concrete Knives

Concrete Knives

Ce groupe de pop-rock indie ne vient pas de l’autre côté de la Manche, mais de Caen en Normandie. Auteur d’un maxi de cinq titres en avril 2011, les Concrete Knives est sans aucun doute un groupe montant de la pop française qui n’a plus à rougir de ses voisins anglais, brillant dans ce genre musical. Le quintet mené par Nicolas Delahaye au chant joue une pop métissée, très chantante grâce à des mélodies harmonieuses guitare/synthé et des voix en chœur. La batterie et la basse, très rock, donnent la pêche à leur chansons. Leur titre phare "Brand New Start" qui passe en boucle sur toutes les radios a dépassé nos frontières, acheté par Billabong en Australie.

Blitz The Ambassador

Blitz The Ambassador

Ce MC de Brooklyn, originaire du Ghana, est le pionnier d’un abstract hip-hop africain jamais entendu auparavant, un rap intello qui donne un nouvel élan à la black music contemporaine. Il pose son flow implacable sur un hip-hop nourri de soul, jazz, funk, afrobeat et reggae africain, chauffé de cuivres acoustiques, d'arrangements électro, dub ou r'n'b. Sur scène il est accompagné de six musiciens qui enrichissent l'ensemble et donnent envie de se secouer comme une bouteille d’Orangina. Dans son opus ‘Stereotype’ sorti en 2009, la recherche musicale de chaque morceau est exceptionnelle, et la puissance des chœurs et des mélodies de ‘Something to Believe’ ou ‘Breathe’ marqueront les mélomanes. Inspirés par ses pairs africains – l’afrobeat de Fela Kuti, le jazz du saxophoniste sud-africain Hugh Masekela, le reggae des Nubians, la folk africaine de Keziah Jones –, il réinvente le hip-hop pour le nourrir de sonorités jamais entendues dans ce genre musical. Son dernier album ‘Native Sun’ sorti l’année dernière est encore plus abouti, avec des titres emblématiques comme "Akwaaba", entre jazz africain old school et hip-hop d’aujourd’hui. Il compte de jolis featuring comme le morceau "Wahala" poussé par les riffs bondissants de Keziah Jones, "The Oracle" dans lequel Chuck D de Public Enemy fait une apparition ou le jazz-reggae africain "Dear Africa" avec les voix éthérées et chaudes des Nubians, une merveille. Blitz The Ambassador avec ce dernier opus signe un chef-d’œuvre qu’on écoute en boucle sans se lasser. Ne manquez pas de le découvrir en live ce vendredi !

Miles Kane

Miles Kane

Chanteur des Rascals, ami inséparable d’Alex Turner des Arctic Monkeys, avec lequel il a fondé les Last Shadow Puppets, Miles Kane s’est lancé récemment dans une carrière solo qui semble lui donner des ailes. Non seulement son premier disque 'Colour of the Trap' est réussi, mais en plus le jeune homme se transcende en concert, que ce soit en première partie des Arctic Monkeys ou sur sa propre tournée. Grâce à un répertoire bardé de tubes ("Rearrange", "Come Closer", "Inhaler"), le rocker fait chavirer les filles et pogoter les garçons avec un bonheur égal. Déà présent à Rock en Seine l'année dernière, il revient cette année pour Solidays.

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Ben Howard

Ben Howard

Il est des musiques qui donnent envie de se rouler dans les pâquerettes, ou (si la météo n’y est pas) d’enfiler de grosses chaussettes de laine devant un feu de cheminée. Les douces mélodies de Ben Howard en font partie. Enième chanteur folk post-Bob Dylan, le songwriter de 23 ans revient au Trianon après un date complète à la Cigale, avec son premier album ‘Every Kingdom’ (sorti en octobre dernier chez Tôt ou tard). Des ballades un brin mélancolique ("Promise"), des chansons taillées sur mesure pour les jeunes filles en fleur ("Old Pine") et des chansons guillerettes pour les dimanches après-midi chagrins ("Keep Your Head Up"). Une bande-son onirique idéale pour secouer ses cheveux dorés dans le vent. Un soupçon de Damien Rice, quelques gouttes de Bon Iver, le tout saupoudré de David Gray : voilà pour ce qui est des influences. Le Britannique originaire de Devon (sud-ouest de l’Angleterre) semble avoir baigné dans le rock des années 1960 depuis toujours. Tant mieux pour nous.

Orelsan

Orelsan

Orlesan. Le rappeur français Orelsan est une graine subversive qui énerve. Normal quand on a la verve provocatrice et qu’on aime la polémique. Avec son premier album 'Perdu d’avance' il a gagné le pari de conquérir son public, malgré l'interdiction de participer au Printemps de Bourges, aux Francofolies de la Rochelle. Orelsan, issu de la banlieue pavillonnaire de Caen, se prend pour un bad boy et c’est bien ce qu’on lui reproche. Il sait néanmoins faire preuve d’autodérision, comme sur "Perdu d’avance" où il dit de lui « bientôt 26 ans, toujours en pleine crise d’adolescence », et c’est un peu l'impression qu’on a quand on écoute "Soirée ratée". Mais Orelsan a mûri (en aurait-il fini avec l’adolescence à 30 ans ?), comme on peut le constater sur son dernier album ‘Le Chant des sirènes’, dans lequel il dresse des constats de société en finesse, toujours avec de beaux uppercuts verbaux. Enfin une nouvelle pépite de rap français comme on en avait pas entendu depuis longtemps. Sur "Suicide social", "Plus rien ne m’étonne", "Raelsan", "Mauvaise idée" Orelsan affirme son style percutant et son nautrel à croquer la société française avec beaucoup de finesse et un humour au vitriol. Beauoup de ses jeunes fans s'identifient dans ses beuveries entre potes ou prise de tête amoureuses. Sur cet album, il a enrichi la rythmique classique du rap français de beats électro et dubstep. Peut-être s'est-il inspiré de "N’importe comment", un morceau électro-rap qu'il a enregistré avec Toxic Avenger.

Didier Wampas

Didier Wampas

Chanteur du groupe de rock punk mythique des années 1980 Les Wampas, Didier Chappedelaine de son vrai nom a démarré sa carrière solo à cinquante berges, il n’est jamais trop tard ! Ce jeune retraité (il travaillait comme électricien à la RATP jusqu’à la fin du mois dernier) a sorti son premier album solo en octobre dernier. Il a reçu un écho favorable auprès de son public historique mais n’a pas élargi son aura car disons-le, si ces textes rebelles et revendicateurs sont sympathiques les mélodies restent bloquées quelques décennies en arrière. On note le succès du track "Punk ouvrier" ou le très acerbe "Chanteur de droite". Parmi ses habitudes, il rechante les meilleurs titres des Wampas bien sûr, et invite les femmes présentes dans le public à monter sur scène lors de la chanson "Petite fille", ou va embrasser le public pendant de longues minutes sur la chanson "Kiss". On vous aura prévenu si vous voulez claquer la bise à Didier !

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Ayo en acoustique

Ayo en acoustique

Chanteuse allemande aux origines nigériennes et roumaines, Ayo est découverte en 2006 grâce à "Down On My Knees" qui tourne en boucle sur toutes les ondes radio, le titre phare de 'Joyful', son premier album. Avec 'Gravity at Last', son second opus, elle confirme qu'elle est l'une des révélations folk et soul du moment. Ayo revient sur scène avec un nouvel album : 'Billie-Eve', sorti en mars 2011, qui porte le nom de sa fille tout juste née. Un album plus rock et électrique, avec une touche de reggae et de soul mais qui a perdu le charme de ses chansons folk acoustique du début. Elle revient sur la scène de Solidays justement en unplugged.

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Solidays

Chaque année depuis près de vingt ans, le festival Solidays rassemble plus de 50 000 personnes ralliées à la cause de l'association Solidarité Sida qui a eu l'idée de mettre en place cet événement pour récolter des fonds et lutter contre la maladie. En 2011, le festival a permis de réunir plus de 1,7 millions d'euros pour le financement d'actions de prévention jeunes ou d'aide aux malades. Alors pour péter le compteur et aider à combattre le virus tout en profitant de concerts exceptionnels, on fait violence à son portefeuille en s'offrant une place à Solidays ! Cette année encore, de grands noms internationaux seront au rendez-vous : Metronomy, Birdy Nam Nam, Ben Howard, The Kills, Rover, Kavinsky, Youssoupha, Bernhoft, Blitz the Ambassador, Concrete Knives, Orelsan, François & The Atlas Mountain, Charlie Winston, Joey Starr, Beat Assailant, General Elektriks, Irma, Brigitte, Arthur H, Selah Sue, Tinariwen, Zebda, Shantel, Anthony & The Spasm Band et bien d'autres ! La suite

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Par La Rédaction

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