MOFO #15 ▬ Festival en eaux troubles

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MOFO #15 ▬ Festival en eaux troubles
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Attention les amis ! Nous nous efforçons d'être précis, mais la situation particulière nous oblige à quelques ajustements. Alors vérifiez que les événements sont bien confirmés avant de vous y rendre.

Pour sa 15e édition, le MOFO festival revient encore et toujours plus fort dans son fief de Mains d’Œuvres.

C’est peu dire que le départ du MOFO 2018 nous avait sacrément fait mal au bide. A l’époque, on se posait la question de la survie même de Mains d’Œuvres et l’on se disait que ce MOFO serait peut-être le dernier. Sauf qu’un an plus tard, le lieu est toujours là, et la 15e édition du MOFO balance une programmation sauce indé à faire ressusciter Joël Robuchon. 

Il est toujours dur d’isoler un groupe du MOFO, mais l'un d'entre eux a quelque chose de spécial, un truc en plus, presque militant, qui sied si bien au festival. Son petit nom ? Louder Than Death. Sorte d’hydre punk à tous plein de têtes mené par King Khan, il réunira pour cette date audonienne le King berlinois et les hérauts bordelais de Magnetix. Soit à eux tous, une tripotées d’années d’activisme musical dans les caves du monde entier, et une putain de chance de les voir au MOFO. Et si vous trouvez que vous n’avez pas encore assez saigné des oreilles en ce jeudi soir, on vous conseille fortement Lysistrata et leur math-noise qui devrait résonner jusque dans le salon du maire.

Ce qui est tout de même assez magnifique au MOFO, c’est cette faculté à proposer une prog' cohérente au possible, tout en étant au bord du craquage de l’élastique stylistique. Prenez le vendredi, où vous pourrez à la fois écouter Sourakata Koité, légendaire virtuose de la Kora, mais aussi la pop synthétique de Mottomoda, ou encore la synthpop en 8-Bits de Domenique Dumont, qu’on penserait enregistrée dans un aquarium.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le samedi la jouera all stars : de la sommité électronique Dopplereffekt à la synthpunk de Maria Violenza (et son déjà classique album Scirocco), jusqu’à la coldwave cuite à l’étouffée des revenants de Strasbourg, on sera repus comme après un japonais à volonté. Et quand on sait qu’un after est déjà annoncé à la Station, il ne reste plus qu’à vous souhaiter bon appétit bien sûr !

Par Rémi Morvan

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