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3 excellentes raisons d'aller à Rock en Seine cette année

Du 26 au 28 août 2016 au Domaine National de Saint-Cloud

© Olivier Hoffschir

Rock en Seine a ses fans, Rock en Seine a ses détracteurs, soyons clairs : c'est un festival parisien donc il est plus que normal qu'on aime le détester et qu'on déteste l'aimer. Toujours est-il que la programmation de cette année brasse si large qu'on aurait de quoi se noyer... C'est pourquoi on a décidé d'enfiler notre plus beau maillot de maître-nageur pour vous sauver des flots verts de Saint-Cloud, en vous délivrant les artistes à voir absolument à Rock en Seine 2016, et en trois temps. David Hasselhoff et Pamela Anderson n'ont qu'à bien se tenir !

• Quoi ? Rock en Seine
• Où ? Domaine National de Saint-Cloud (92)
• Quand ? Du 26 au 28 août 2016 
• Combien ? 119 euros le pass 3 jours

 

Du gros lourd qui fait zizir

Chaque année Rock en Seine sort l'artillerie lourde pour rameuter le chaland et dézinguer au passage tous les autres festivals qui oseraient briguer sa place. Du coup, après avoir mis aux clous quelques cailloux, le festoche se paye le luxe d'inviter le keupon torse poil le plus connu de l'histoire (en vrai, l'un des derniers vivants !), Iggy Pop, mais aussi les Riot Grrrl légendaires de L7 qui, on l'espère,  joueront le cultissime "Pretend we're dead". Côté rock toujours, on attendra avec impatience les Brian Jonestown Massacre (pour la séance de rattrapage, regardez 'Dig!'). Anton Newcombe et ses rouflaquettes blanches, accompagné de l'übercool Joel (qui est un peu au tambourin ce que Bez des Happy Mondays est aux maracas) balanceront leur son psyché planant sur les pelouses de Saint-Cloud. On prendra encore un peu plus d'altitude avec les rois du trip-hop, Massive Attack et l'ambiant éthérée de Sigur Ros, avant de retomber sur terre avec la pop sucrée-cheesy de The Shins. Vous qui avez les Converse qui frétillent, qui êtes plutôt du genre monté sur ressors, vous pourrez faire confiance aux Two Door Cinema Club, à Foals et Cassius pour assurer niveau « ambiance de folie ». Si vous avez foiré votre épreuve d'anglais, chers petits bacheliers, vous pourrez toujours vous consoler en beuglant du français sur La Femme. A l'inverse, si la période Biactol est loin, trèèèèès loin derrière vous, vous pourrez vous remémorez l'époque où vous pogotiez avec joie sur le punk-rock ricain de Sum 41. Enfin, cerise sur le cheese-cake, on finira avec le tsunami hip-hop from Brooklyn de The Underachievers et ça, ça fait vraiment zizir.

Du cool, du love, du sunshine

Parce que Rock en Seine ce n'est pas que des têtes d'affiches clinquantes, on arpentera les pelouses d'une scène à l'autre (quatre en tout) pour écouter du son gigacool qui emplira easy de sérotonine nos petites batteries. Dans la catégorie ensoleillée blindée de good vibes, on trouvera facilement Damian Marley et ses locks plus grandes que Mimi Mathy, mais aussi l'immense diva jazzy Sharon Jones (and the Dap Kings), le soulman Gregory Porter et le crooner Theo Lawrence (and the Hearts). Imarhan fera quant à lui retentir à Paris son rock touareg qui sent bon les dunes (et pas celle du Pilat, hein). En parlant de rock justement, on fera un petit tour par l'Angleterre avec la pop articmonkeysienne de The Last Shadow Puppets et le punk (who's not dead) jouissif de Slaves. Après un petit bain dans l'Harlem River du délicat songwriter Kevin Morby, on se déchainera sur le side project électro-rock des 2manyDJs, Soulwax, et sur le tube planétaire "Baby I'm Yours" de Breakbot. Enfin, pour finir, on dansera et on ondulera avec extravaganza sur le rock de la transformiste Peaches, et sur l'électro-pop girly de Chvrches.

Des nouveautés à gogo

Vous avez lu la prog, vous avez reconnu des noms, OK. Mais soyons francs, vous ne pouvez pas TOUT connaître (toi qui penses le contraire en ce moment même, on sait que tu mens !). 

Donc, voici un petit guide de ce que vous pourriez aimer si vous ne connaissez rien en hip-hop, en rock ou en pop et que vous n'êtes pas contre le fait de changer un peu vos petites habitudes soniques. 

Le Californien Anderson Paak devrait vous séduire tout en douceur avec son timbre éraillé à mi-chemin entre le hip-hop et le R'n'B, tout comme la jeune Allemande Bibi Bourelly (qui a co-signé avec Rihanna le célébrissime "Bitch Better Have My Money"). Côté hip-hop, ce serait un crime de rater le flow rapide de Sir Robert Bryson Hall II aka Logic, ou de zapper KillASon, rappeur poitevain qui a embrassé sans complexe le rap US. Enfin, un big up pour l'élégance et l'intelligence des textes de JP Manova. Voilà, vous en avez marre des boîtes à rythmes. Alors le rock US de Beach Slang devrait vous plaire, tout autant que le rock sombre et rocailleux de The Psychotic Monks. On perdra encore quelques degrés avec la cold-wave agressive de Rendez-vous avant de remonter la pente sur le garage rock fun et décalé de Kaviar Special. Voilà, vous en avez marre des slims. Vous ne connaissez pas O ? C'est normal, c'est une calamité à trouver sur les internets ! Mais son titre "La Rivière" est une jolie balade pop dans la lignée de François and the Atlas Mountain. Aurora, quant à elle, signe également de délicates mélodies qui s'écoutent allongé dans l'herbe à regarder les nuages passer. Pour finir, on donnera tout ce qu'il nous reste d'énergie pour danser sur le coupé-décalé funky de Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson. C'est bon, on vous a tout dit.

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Les festivals de musique de l'été

L'été à Paris, c'est plutôt sympa. L'offre en festivals de musique est gigantesque, de nouveaux lieux ouvrent leurs portes et, miracle, il n'y a pour une fois pas grand monde pour vous empêcher d'en profiter. Voici donc une sélection de nos festivals parisiens préférés, pour passer la belle saison en musique !

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Par Lorraine Grangette

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