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5 Parisiens à suivre de près

Portraits de Parigots en totale ébullition

En 2016, Paris sera bouillonnante ! Artistes, restaurateurs ou chanteurs, difficile de passer à côté ; ils feront à n'en pas douter l'actualité de la Ville Lumière cette année. Voici donc des nouveaux visages sur lesquels nous avons vu à la fois le présent et le futur de notre ville, dans les domaines de la culture, de la mode et de la nuit.

Adrien Soleiman, 31 ans – Musicien

Entre le rugby et la musique j'ai choisi à 17 ans le 4e art, pour une vie d'endurance et de création. 

Multi-instrumentiste, auteur, compositeur, chanteur, saxophoniste de jazz de formation, mon parcours varié se nourrit de multiples rencontres. Ma famille et mes amis font partie intégrante de mes choix et de l'artiste que je suis. 

Vu dernièrement : Dans le Top 5 des orfèvres de la pop des Inrockslab.

Ton endroit préféré pour boire un verre, manger ? Je traîne souvent dans deux bars, l'Orange Mécanique et l'UFO rue Jean-Pierre Timbaud qui sont des points de chute d'artistes et de musiciens. Dans cette même rue se trouve le studio Pilule et Pigeon autour duquel gravitent des projets comme Bagarre, Syracuse, Bon Voyage organisation, Casamance ou encore Fantôme.

Où peut-on te croiser ? Dans le 11e.

Décris Paris en un mot : Chez moi. 

La prochaine expo-pièce de théâtre-le film que tu iras voir ? J'irai voir la prochaine exposition de Taline Zabounian et Romain Arnette qui se tiendra à la Manutention dans le 20e courant février. Ce sont deux artistes brillants qui développent un travail de l'image inspirée et inspirante. J'irai probablement aussi voir le spectacle de danse de Maguy Marin 'May B' à Alfortville le 23 janvier. 

Un groupe de musique à suivre ? Je vous conseille de suivre de près Forever Pavot, Safia Nolin (Québec), Julien Gasc, XYWHY, Halo Maud, Philippe Crab, Acid Fountain, Jarod, Jean Ray, Flavien Berger et Paradis. La scène française grouille de projets de grande qualité qui mériteraient un auditoire digne de ce nom. Toute cette création révèle la richesse d'un renouveau culturel en quête d'un terrain de jeux. 

Un bon plan à partager ? Les soirées Jeudi Minuit à la Java organisées par l'irremplaçable AZF. La programmation est pointue et sans snobisme. 

Un projet à venir ? L'enregistrement et la sortie de mon premier album avec le précieux travail de mes deux épaules que sont Pierre Antoine et Richard Frances. 2016 et 2017 seront pour moi des années charnières.

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Luce de Tetis, 28 ans – Artiste, Performeuse

J’ai aiguisé mes armes plastiques et théoriques à l’ISBA de Besançon et à Paris 1. Désormais je poursuis mes recherches sur la déréglementation des rôles muse-génie au travers du prisme du genre. La sculpture est une nécessité physique à laquelle je ne peux échapper. Mes performances sont rares mais elles s’inscrivent pleinement dans le paysage parisien, quitte à prendre des risques. 

Dernièrement vu à : La FIAC

Ton endroit préféré pour boire un verre ? Le Café Beaubourg est un QG propice à l’observation humaine.

Pour manger ? Gâte-sauce, je compense aux Deux Abeilles dans le 7e où il est ardu de se décider parmi les douceurs faites maison. 

Où peut-on te croiser ? Jardin du Palais-Royal ouvert aux quatre vents.

Décris Paris en un mot : Sibylline 

La prochaine expo que tu iras voir ? 'Picasso.mania' au Grand Palais, je redoute d’être déçue, j’anticipe l'éblouissement. 

Ton œuvre préférée ? 'Fragments d'un discours amoureux'...

Un bon plan à partager ? Soutenir le DOC en devenir dans le 19e. Les espaces de liberté et de création sont trop rares à Paris, on étouffe ! 

Un projet à venir ? Ma prochaine performance est prévue sur le parvis de la Défense. Ambitieuse physiquement et logistiquement, elle va durer plusieurs heures et occuper largement ce carrefour priapique. 

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Maxime Hugonnet, 29 ans – Propriétaire du Kiez, biergarten parisien

Mes études ? J’ai fait une prépa HEC et une école de commerce. C’est pendant la prépa que j’ai découvert l’Allemagne, durant les vacances qui se sont transformées quelques années plus tard en échange scolaire de six mois renouvelés. Ajouté à la découverte de la vraie bière à Lille, j’étais attiré par le green business. Mais la crise de 2009 m’a persuadé d’y réfléchir. Une fois rentré d’Allemagne, j’ai fait comme ceux qui sont rentrés d’Espagne. Mais au lieu de chercher un bar à tapas, j’ai tapé « biergarten » dans Google. A Paris ? Zero résultat.
Après avoir traversé l’Atlantique en voilier, j’avais en tête l’idée d’ouvrir quelque chose. Et dans un bar des Grands Boulevards, j’ai revu Niklas, un copain allemand qui voulait ouvrir un bar. Maintenant, c’est mon associé.
En 2014 on a ouvert le Kiez. On a enchaîné Coupe du monde et Oktoberfest. Maintenant on fait bar, traiteur et on a 8 chambres d’auberge au-dessus.

Ton endroit préféré pour boire un verre, manger ? Sur les bords de l’Ourcq pour pique-niquer comme quand on avait pas d’argent pour aller boire au bar. Sinon dans la rue des Trois Frères. A L’Arsouille, et chez Aimé.

Ta bière préférée ? La meilleure du monde c’est la Bitburger. Une blonde, pilsner. Elle est à la fois légère et amère. Incroyable.

Où peut-on te croiser ? Entre Anvers et Barbès. Ou dans les Abbesses. Ou dans un Eurostar en Gare du Nord. Je vais à Londres deux fois par semaine où je bosse encore comme consultant.

Décris Paris en un mot : Heimat (Intraduisible en français, mais on dirait : « Chez moi »)

La prochaine expo-pièce de théâtre-le film que tu iras voir ? Moi, j’adore le ciné ! Et ce que j’aime le plus, c’est 'Star Wars'. Je vais retourner le voir une seconde fois, sans la 3D cette fois-ci.

Un bon plan à partager ? Dans le Haut Paris, au-dessus du parc de Belleville, pour pouvoir tranquillement admirer la vue. Sinon sans hésiter : le parc de Bagatelle pour aller jouer au volley. On jouerait où sinon ?

Un projet à venir ? On attend l’Euro 2016 ! Et peut-être l’agrandissement du bar !

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Gabrielle Beau, 26 ans – Fashion designer

Je dessine et crée des chaussures. J’adore cet objet, depuis mon enfance je suis fascinée par les mocassins vernis noirs. Après un parcours de designer à l’Ecole nationale supérieure de Paris-Cergy, je me suis essayée au textile à l’Ecole nationale supérieure d’arts appliqués Duperré. Mais ce que je voulais faire, c’était de la chaussure : en 2011 j’ai côtoyé les bottiers de Paris, puis j’ai passé la Manche pour intégrer le Royal College of Art et j’ai bossé à Londres avec des bottiers anglais en me spécialisant dans la chaussure pour femme. Ensuite, j’ai fini à Tokyo. Après avoir terminé mon Master, j’ai été lauréate du Grand Prix de la Création de la Ville de Paris – Mode. En 2014.

Mon CV : Isabel Marant, Alexander Wang, et maintenant Iro.

Ton endroit préféré pour boire un verre, manger ? Pour boire, on me croisera souvent au Fumoir à Louvre-Rivoli. Et pour manger, à Fish & Rice, rue Tiquetonne.

Ton quartier préféré ? J’hésite ! Rue Montorgueil et Barbès.

Décris Paris en un mot : Lumineuse.

La prochaine expo-pièce de théâtre-le film que tu iras voir ? Je vais foncer voir 'Star Wars', je les ai tous vus, il ne me manque que celui-là.

Ce que tu écoutes en ce moment ? Je me suis retrouvée à réécouter Mary J. Blidge. J’adore.

Un bon plan à partager ? Un magasin de chaussures évidemment : Magenta Chaussure. C’est de la dégriffe !

Un projet à venir ? Je suis en train de produire mes designs en usine. J’attends de les voir sortir.

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Sylvia François, 44 ans – Restauratrice (Le Felicity Lemon)

Ancienne décoratrice, fourmilière dans le cinéma pendant 15 ans, j’ai eu le besoin d’entreprendre. En 2008 je voulais mettre la cuisine dans la rue. On en parlait peu. Je voulais ramener la gastronomie française au goût du jour. J’étais dans un projet où je ne cuisinais pas. Je voulais promouvoir la cuisine culturelle. Je me suis dit, j’ai fait un CAP, je veux révolutionner la cuisine française. En fait, c’est compliqué.

J’ai toujours aimé manger. Ma mère avait un resto africain. Mon père faisait partie de la bourgeoisie française. Ma grand-mère me faisait toujours de délicieuses choses à manger. Je n’aimais rien. Sauf chez elle. Parce qu’elle cuisinait des bons produits. 

L’idée de la cuisine : en voyage les gens mangent vachement local. En France, manger français c’est manger mauvais. Parce qu’on n’a pas les moyens de manger du bon français. Mon but est de redonner la possibilité d’accéder au bien manger. Je fais ça simplement afin de garder un prix accessible.

Ton endroit préféré pour boire un verre ? Le bar L’Orillon dans le 11e. 

Votre plat préféré ? Je n’ai pas de plat préféré, uniquement des produits. J’adore l’artichaut et le calamar.

Où manger du bon calamar ? Chez Les Deux Amis, rue Oberkampf. 

Où peut-on te croiser ? Quartier préféré. On me verra toujours à Belleville !

Décris Paris en un mot : Cosmopolitaine

Le prochain film que tu iras voir ? 'Toto et ses sœurs', qui vient de sortir d’ailleurs.

Un bon plan à partager ? Un petit endroit qui vient d’ouvrir : La Réclame. Ils ont du bon fromage, de la bonne charcuterie, et de bonnes choses à boire. C’est rue des Petites Ecuries. Et c’est tout nouveau-tout beau.

Un projet à venir ? Arrêtez les hamburgers, et mettre la cuisine française dans la rue. 

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