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Critique
On a beau avoir passé l’âge de croire aux fées, il faut reconnaître à Mickey un sacré talent pour nous faire avaler des couleuvres enchantées. Après plusieurs années sans mettre un pied à Disneyland Paris, nous revoilà au royaume de la souris, flanqués cette fois d’un marmot de 2 ans (l'entrée est offerte pour les moins de 3 ans). Changement de braquet, adieu les grands huit à répétition. Et pourtant, même rengaine qu’à chaque visite : on se fait avoir comme des bleus. Il faut dire que la maison Disney n’a pas son pareil pour vendre du rêve, et surtout lui donner corps. Des façades victoriennes de Main Street aux grottes de Pirates of the Caribbean, tout est fignolé jusqu’au dernier faux caillou. Du carton-pâte, certes, mais du grand art.
En cette fin octobre, Halloween en rajoute une couche. Citrouilles à tire-larigot, guirlandes gothiques et méchants de service ont pris leurs quartiers dans les allées, tandis que la traditionnelle parade s’est mise sur son trente-et-un macabre. Une débauche de moyens qui ne verse jamais dans le grand-guignol. Ici, les fantômes font davantage sourire que trembler, ce qui nous arrange bien avec un +1 en culottes courtes. Car c’est peut-être là notre plus heureuse redécouverte : nul besoin d’avoir l’âge de raison pour goûter aux réjouissances. À 2 ans, les poupées chantantes de « it's a small world », les éléphants volants de Dumbo ou la simple apparition d’un personnage suffisent à provoquer des transports de joie. Et nous voilà, aussi ébahis que notre progéniture. Comme quoi, nul besoin de se faire secouer comme un prunier pour prendre son pied.
Reste la douloureuse. Entre les billets, les repas (on a d’ailleurs bien mangé au Lucky Nugget Saloon) et les souvenirs, l’addition peut vite prendre des airs de rançon princière. Mais quitte à casser sa tirelire, autant ne pas faire le pied de grue. Claquez tout ce qu’il vous reste dans le Disney Premier Access, un coupe-file payant à l’unité ou en formule groupée dès 110 € par personne. Une coquette somme, mais un temps précieux gagné. Autre bonne nouvelle pour les parents, le Rider Switch (merci TikTok pour le tuyau) permet de se relayer dans les attractions à sensations (Hyperspace Mountain, Big Thunder Mountain, Indiana Jones et la Tower of Terror...) sans se coltiner deux fois la queue. L’un garde le rejeton pendant que l’autre se procure quelques frissons, puis on échange.
Oui, Mickey monnaye chèrement sa féerie. Mais combien d’endroits peuvent encore nous mettre des étoiles plein les mirettes à 2 ans comme à 50, avec l’impression de tout découvrir à chaque visite ? Et pour une fois, on ne regrette pas d’avoir cassé sa tirelire.
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