Les Maîtres du désordre

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 ('Déchoucaj', Myriam Mihindou, Haïti 2004-2006 / © ADAGP, Paris 2012)
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'Déchoucaj', Myriam Mihindou, Haïti 2004-2006 / © ADAGP, Paris 2012
Collection de l'artiste ? Cette oeuvre est prot?g?e par le droit d'auteur. Les oeuvres de l'ADAGP peuvent ?tre publi?es aux conditions suivantes : -pour les publications de presse ayant conclu une convention avec l'ADAGP : se r?f?rer aux stipulations de
 ('Crâne reliquaire' / © musée du quai Branly, photo Claude Germain)
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'Crâne reliquaire' / © musée du quai Branly, photo Claude Germain
Boule reliquaire ? miroirs sur le front, les pari?taux et les pommettes. Diam ant?ro-post?rieurs : 19 cm, pari?tal : 9 cm.
 ('Outgrowth' / ©Thomas Hirschhorn, 2005, ADAGP, Paris 2012 )
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'Outgrowth' / ©Thomas Hirschhorn, 2005, ADAGP, Paris 2012
Collection du Centre Pompidou, Mnam/Cci, Paris ? Cette oeuvre est prot?g?e par le droit d'auteur. Les oeuvres de l'ADAGP peuvent ?tre publi?es aux conditions suivantes : -pour les publications de presse ayant conclu une convention avec l'ADAGP : se r?f?r
 ('Costume céremoniel de guérisseur Nganga', avant 1889 / © Royal Albert Memorial Museum/)
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'Costume céremoniel de guérisseur Nganga', avant 1889 / © Royal Albert Memorial Museum/
 ('Autoportraits en Faune 1re, 3e et 5e étapes', Pablo Picasso, 1962 / Photo Miki Slingsby © Succession Picasso 2012)
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'Autoportraits en Faune 1re, 3e et 5e étapes', Pablo Picasso, 1962 / Photo Miki Slingsby © Succession Picasso 2012
Collection priv?e La reproduction des oeuvres de Pablo Picasso n'est pas libre de droits. Les droits de reproduction seront exon?r?s pour les reproductions dans la presse pour les formats inf?rieurs au quart de la page dans le cadre d'articles faisant l
 ('Blackmouth', Chloe Piene, 2004 / ©Courtesy Chloe Piene et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles)
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'Blackmouth', Chloe Piene, 2004 / ©Courtesy Chloe Piene et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles
Collection de l'artiste
 ('Amulette ("Mardergebiss")', 19e siècle / © Bayerischen Nationalmuseum)
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'Amulette ("Mardergebiss")', 19e siècle / © Bayerischen Nationalmuseum

Entremêler toutes les cultures, tous les arts et toutes les civilisations, de Basquiat aux Stooges, du Congo à l’Alaska en passant par la Grèce antique et les Indiens d’Amérique. Le pari était audacieux. Pourtant, à travers cette exposition massive, le quai Branly parvient tant bien que mal à retracer l’histoire de l’équilibre fragile entre ordre et désordre, profane et sacré, homme et bête. Les maîtres du désordre, ce sont ceux qui franchissent cette frontière ténue, ces « intercesseurs » capables de communiquer avec l’au-delà, qui tentent d’apprivoiser et d’apaiser esprits perturbateurs et dieux transgresseurs. Ils sont chamanes, sorciers, clowns sacrés, danseurs ou artistes, et à l’aide de leurs rites, exorcisent les blessures du monde, sa maladie et ses tempêtes.

Dans un décor qui se veut tourmenté, enchevêtrement d’installations métalliques et de planches grossièrement plâtrées, les pièces exposées content l’obsession universelle de l’homme pour le chaos. Jusqu’au 29 juillet, le Quai Branly nous offre un voyage psychique parsemé d’œuvres blasphématoires, envoûtantes et dérangeantes, de mythes fondateurs, légendes ancestrales et curiosités contemporaines. On regrette juste le désordre, pour le coup mal maîtrisé, de l’exposition, amoindrie par une scénographie qui manque parfois d’intelligence, et des panneaux explicatifs pas toujours utiles. Surtout, ne vous fatiguez pas trop vite : le meilleur a été gardé pour la fin.

Par Anaïs Bordages

Site Web de l'événement http://www.quaibranly.fr/