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Critique
Elle a été agente de vignerons nature (qu’on retrouvait notamment chez Yard), distributrice des volailles familiales, autrice de BD (avec Justine Saint-Lô), Fleur Godart, plus souple qu’un gamay d’Auvergne, se lance aujourd’hui dans une carrière de restauratrice. À un jet de bouchon de son domicile audonien, elle a ouvert Fine Fleur, une lumineuse cantine d’angle/cave, largement ouverte sur la place de la Paix et de l’Amitié entre les Peuples (quel beau nom). Vivement le retour des beaux jours pour profiter de la terrasse !
En ce venteux midi hivernal, on pioche du réconfort sur la courte ardoise : un sapide bouillon de volaille (fermière !) agrémenté de pois chiches et de citron confit (6 €) avant, en plat mijoté, un mounjet, qui n’est pas une marque d’avion mais la version catalane du cassoulet, une solide assiette de haricots blancs au bon goût de lard et garnie de saucisse et de morceaux d’agneau (15 €). À noter qu’il y a toujours une offre végé ! Et comme le lieu fait aussi refuge à petit-déjeuner et goûter, on se laisse tenter par le sucré en exposition avec un moelleux gâteau à la clémentine. Sur les étagères, les bouteilles nature ascendant punk attendent le chaland (ajoutez 10 € de droit de bouchon) : cuvées militantes de la taulière comme ce Male Tears (19 €) ; Alsace Anarchiste de Kumpf & Meyer (23 €), Bourgogne Château de Béru (39,50 €)... Et le samedi, c’est poulet rôti ! Une belle parenthèse modeste, chaleureuse et sincère.
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