Anthony Calydon
© GOLDIE WILLIAMS VERICAIN | Modèle : 𝓟𝓮𝓵𝓸𝓯𝓮 𝓓𝓪𝓷𝓲𝓮𝓵
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Pourquoi Anthony Calydon est la marque de mode sur laquelle il faut miser

Fabriquées à Paris, ses créations traduisent une démarche exigeante, portée par le temps long, loin des effets de mode.

Pascal K Douglas
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Sans jamais courir après le buzz, Anthony Calydon s'est imposé comme l'un des noms les plus prometteurs de la scène mode parisienne. Drop après drop, le designer tricote un vestiaire immédiatement identifiable, où le sportswear dialogue avec l'artisanat et où chaque pièce devient un terrain d'expérimentation. Fabriquées à Paris, ses créations traduisent une démarche exigeante, portée par le temps long, loin des effets de mode. Une ascension moins fulgurante que patiemment construite, qui fait aujourd'hui de son label éponyme l'une des success stories les plus passionnantes à suivre. Voici 5 bonnes raisons de miser sur sa longévité.

5 bonnes raisons de suivre Anthony Calydon

1. Parce qu’il est le Frank Ocean de la mode

À rebours d'une génération de créateur·rices qui explicitent beaucoup, Anthony Calydon choisit de laisser parler son travail. Un brin mystérieux et peu enclin à commenter son processus créatif, il laisse le champ libre à l'imagination de celles et ceux qui découvrent ses vêtements au design futuriste. Les uns voient dans ses nervures signature de la broderie, quand d'autres y lisent de la dentelle ou des formes organiques. Lui refuse d’acquiescer, même s'il évoque le boro japonais, les jeux vidéo ou l'esthétique des années 1990. « Je ne partage pas réellement mes inspirations. Le fait de ne pas donner de réponse définitive laisse la possibilité à chacun·e de se faire son propre avis. » Une manière de rappeler qu'un vêtement doit surtout vivre à travers le regard de celui ou celle qui le porte.

2. Parce qu’on reconnaît ses vêtements sans même voir le logo

À l'heure des monogrammes et du branding à outrance, Anthony Calydon a choisi une voie plus discrète. Sans logo ostentatoire, ses vêtements sont pourtant immédiatement reconnaissables grâce à leurs fronces. Inspirées d'un défaut de confection que les couturier·ères s'efforcent généralement de corriger, elles sont devenues sa marque de fabrique. « C'est venu de manière naturelle. On ne s'est jamais dit qu'on était en train de créer une signature. » Un langage esthétique déjà identifiable, né sans stratégie marketing, mais par la seule force du design. Pour une marque encore émergente, c'est sans doute l'une des plus belles réussites.

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3. Parce qu’il défend une mode parisienne vraiment fabriquée à Paris

Né à Paris, où il a grandi et s'est formé, le designer continue d'y fabriquer ses collections. Depuis son atelier de Pantin, il entretient un dialogue permanent avec les mains habiles qui donnent vie à ses vêtements. Cette proximité avec ses ateliers lui permet d'ajuster chaque pièce jusqu'au moindre détail. Ici, le Made in Paris n'est pas un label destiné à rassurer le client, mais une évidence qui lui permet de privilégier le circuit court, de défendre un savoir-faire local et de prendre le temps de faire évoluer chaque pièce sans céder à la logique de la production à grande vitesse.

4. Parce qu’il sait créer du désir sans produire à tout-va

Anthony Calydon crée des vêtements désirables sans alimenter la course à la nouveauté. Si ses silhouettes et ses campagnes shootées par le photographe Goldie Williams font régulièrement le tour des réseaux sociaux, le créateur refuse de suivre le rythme effréné de l'industrie. Sa marque privilégie les drops ponctuels, la production à la commande ou en quantités limitées, afin d'éviter les stocks inutiles et la surproduction. Malgré une collaboration remarquée avec adidas et une notoriété grandissante, il continue de faire le choix d'une croissance maîtrisée plutôt que d'une expansion à tout prix. La preuve qu'une jeune marque peut créer du désir sans renoncer à une approche raisonnée.

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5. Parce que l’industrie a déjà commencé à miser sur lui

Après une décennie à construire son univers, d'abord sous un autre nom avant de lancer sa marque éponyme, Anthony Calydon voit aujourd'hui son travail dépasser le cercle des initié·es. Toujours en lice pour la récompense ultime aux Grands Prix de la Création de la Ville de Paris 2026 (le palmarès sera dévoilé en septembre prochain) et lauréat du Prix Pierre Bergé de l'ANDAM 2026, le designer rejoint la liste des talents sur lesquels l'industrie choisit d'investir. Au-delà de la dotation de 100 000 €, cette distinction s'accompagne d'un an de mentorat stratégique destiné à soutenir le développement de sa marque. Une reconnaissance de ses pairs qui consacre un label construit avec patience, exigence et indépendance.

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