Castor & Pollux

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Castor & Pollux
(c) Donatien Veismann
Castor et Pollux

 Il faut bien l’avouer, depuis que Pascal Rambert a repris le théâtre de Gennevilliers, le T2G a un petit côté hipster. Tickets rose bonbon, néons jaunes et projections de photographies de Nan Goldin dans le Salon, tout a été pensé pour sortir le théâtre de sa poussière.

Côté branchouille, la programmation n’est pas en reste non plus. En témoigne le spectacle très attendu du duo le plus intrépide de la danse : François Chaignaud et Cecilia Bengolea. Après avoir expérimenté les corps sous vide dans ‘Sylphides’ (les danseurs étaient enveloppés dans des sacs de latex noir sans air), les chorégraphes prennent possession du ciel. Leur mot d’ordre : « Explorer les infinies possibilités du mouvement. » Pari réussi avec ‘Castor et Pollux’ puisque pendant ces trop courtes quarante minutes, les danseurs voltigent au-dessus du public. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas assis mais allongé que l’on assiste au déploiement de cette chorégraphie aérienne. Un petit coussin calé sous la tête, les yeux rivés au plafond, on observe alors avec une certaine quiétude Castor et Pollux ne pouvant plus toucher terre; leur tête blonde souffrir de ne plus avoir d’appuis. 

Ensemble condamnés à jouer avec les lois de l’apesanteur, ensemble prisonniers de leurs chaînes. Un ballet stellaire d’une grâce infinie comme pour rappeler aux vivants qu’il existe d’autres espaces que ceux qu’ils ont l’habitude d’habiter. Un cadeau du ciel, en somme.

Par Elsa Pereira

Publié :

Téléphone de l'événement 01 53 45 17 17
Site Web de l'événement http://billetterie.festival-automne.com
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