Plexus

Danse, Contemporaine
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Plexus
© Aglaé Bory

Dans son précédent « portrait de femmes », Aurélien Bory avait installé la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster dans une boîte Algeco. Un espace confiné, métaphore de son petit studio andalou. Pour ‘Plexus’, c’est dans un réseau de 5 000 fils en nylon que Kaori Ito – très appréciée dans 'Religieuse à la fraise' – est supposée danser. Véritable obstacle à la danse, la toile d’araignée influence ses mouvements, réduit son amplitude, l'emprisonne dans une cage. Prise au piège de cette scénographie organique, la danseuse devenue marionnette-fantôme n’apparaît jamais vraiment. La faute à ce rideau noir qui code sa gestuelle, qui brouille tel un stroboscope notre perception de la réalité scénique. Portrait en creux de l’artiste japonaise, ‘Plexus’ s’offre comme un spectacle mystérieux et délicat, plastiquement impeccable.

Par EP

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