Bootsy Collins

Musique, Funk, soul et disco
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Bootsy Collins

Bootsy Collins est sans doute la première véritable superstar de l'histoire de la basse. C'est lui par exemple qu'on entend sur le mythique "Sex Machine", pépite culte du funk. Il faut dire que William Collins fait ses armes avec son frère guitariste au sein des JB’s de James Brown en personne, où il apprendra rigueur et sens du rythme imparable. C’est ensuite dans la caravane de George Clinton qu’il montera, jouant pour Funkadelic quelque temps, avant de créer son propre groupe, le Bootsy’s Rubber Band dont la discographie a été rééditée en 2010 par Repertoire. Un délire mégalo amusant, dans la droite lignée de Funkadelic : costumes outranciers, science-fiction délirante, collages textuels, instrumentation orchestrale surchargée avec cuivres et tout le toutim. Commencé en 1975, ce projet solo évoque un art aujourd’hui oublié, un funk quasi progressif qui s’étire au fil de morceaux interminables pendant lesquels chœurs et instruments copulent joyeusement. Avec sa « space bass » en forme d’étoile, Bootsie produit une palette de sons étranges à partir de pédales d’effets sophistiqués qui deviendront sa marque de fabrique, sorte d’effet wah-wah au résultat improbable entre bulles qui éclatent et voix de Donald Duck... Les années 1980 seront une lente descente aux enfers cocaïnée pour le bassiste qui, après des featurings pour Snoop Dogg, revient aujourd'hui pour une série de concerts exceptionnels.

 

Par Emmanuel Chirache

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