Chilly Gonzales + Serafina Steer

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Chilly Gonzales + Serafina Steer

Serafina Steer

Virtuose de la harpe, la Londonienne Serafina Steer, produite par Jarvis Cocker, avait séduit le public parisien lors de sa venue en 2011 au festival Les Femmes s’en mêlent. La voici de retour dans l’Hexagone en première partie du démoniaque Chilly Gonzales. Pas de doute quant à la qualité du son puisque c’est à la salle Pleyel que ça se passe. A l’aide de son instrument fétiche, la jeune femme à la voix de louve devrait nous guider à travers le micro-quartier de Brick Lane, dans des jardins cachés... Son dernier album ‘The Moths of Real’ mélange délicat de folk aérien et d’électro psyché ne ressemble à rien d’autre, pas même à son homologue californienne Joanna Newson.

Chilly Gonzales

Artiste protéiforme, Chilly Gonzales est autant réputé pour son travail au piano que pour ses performances de rappeur. C’est aussi l’homme qui a battu le record du monde du concert le plus long, en restant sur scène plus de 27 heures au Ciné 13 à Paris. Ayant bénéficié d’une formation musicale classique à Montréal, Jason Beck de son vrai nom a commencé très tôt sa carrière de compositeur. Au Canada, il est tout d’abord connu pour avoir participé au groupe de rock alternatif Son. L’aventure dure quelques années, mais c’est à Berlin, où il débarque en 1999, que tout va changer, Beck prenant alors le pseudonyme de Chilly Gonzales avant de s’orienter vers le hip-hop, sous l’influence d’une ville en plein essor musical. Il sort plusieurs albums dans le genre et surtout, il intègre le crew mythique des Puppetmastaz, véritable creuset expérimental et ludique pour le chanteur. Pendant tout ce temps, Gonzales n’abandonne jamais son instrument de prédilection : c’est même le piano qui va lui offrir son premier succès international grâce à la sortie de 'Piano Solo' (2004), un disque intimiste et minimal dans la plus pure lignée d’Erik Satie, l’un de ses modèles. Depuis, Gonzales ne cesse de passer d’un genre à l’autre, revenant vers la pop avec 'Soft Power' et son single "Working Together", passant aisément au rap orchestral en publiant 'The Unspeakable Chilly Gonzales', puis renouant avec le piano pour 'Piano Solo II'. Une boucle sans cesse recommencée, donc, pleine d’expériences et de tentatives audacieuses, qui manque cependant de cohérence pour pleinement bouleverser l’auditeur. En tant que rappeur par exemple, Chilly Gonzales sort de l’ornière et séduit, mais sur la longueur il peine à se renouveler alors que le rap underground commence à trouver des porte-parole plus marquants. Au piano, il reste toutefois un formidable « entertainer », capable de sobriété autant que de flamboyance, toujours avec style, élégance et humour. Il sera accompagné salle Pleyel d'un orchestre de chambre de dix musiciens.

Par EC & EP

Téléphone de l'événement 01.42.56.13.13
Site Web de l'événement http://www.sallepleyel.fr