Dirty Projectors

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Dirty Projectors

Les Dirty Projectors peuvent énerver. Originaire de Brooklyn, le groupe verse parfois dans la caricature du groupe intello new-yorkais, qui ne s’épanouit que dans l’album concept ou les compositions alambiquées et masturbatoires. C’est d’ailleurs une idée « gadget » qui a permis à David Longstreth et Amber Coffman de se faire connaître : rejouer, de mémoire, des chansons du groupe de punk-hardcore Black Flag. Le résultat, le disque 'Rise Above' sorti en 2007, n’est pas punk pour un sou mais plutôt expérimental, ou « post-rock » selon la laide expression consacrée. Un tel programme ne pouvait laisser insensible Domino Records, toujours à l’affût de nouveautés tendance. Il faut dire que les Dirty Projectors reçoivent sans cesse les éloges de la presse spécialisée, qui se régale des décalages de rythmes inventés par Longstreth et des harmonies dissonantes entre sa voix frêle et celle de la chanteuse Amber Coffman. Pour ceux qui parviennent à supporter le chant exaspérant de Longstreth et une fois passé l’agacement dû aux bizarreries un peu forcées des mélodies aux guitares acoustiques, certaines chansons s’écoutent non sans déplaisir, surtout celles du disque 'Bitte Orca' (2009), sans doute la meilleure réalisation du groupe à ce jour. Le dernier opus en date, 'Swing Lo Magellan', est paru en juillet 2012 et reste dans la même veine. Si vous aimez réfléchir en fronçant les sourcils pendant que vous écoutez de la musique et dodeliner de la tête sur des polyrythmies, leur passage à la Gaîté Lyrique est fait pour vous.

Par EC

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