Endless Boogie

Musique, Rock et rock indé
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Endless Boogie
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Tout est dans le titre : du boogie tricoté à l'infini par des gratteux restés coincés dans les seventies. Des riffs heavy, saturés, mais aussi des solos sans technicité de mauvais aloi, quasiment pas de chant (et c'est tant mieux), de la musique qui ressemble à des jams sous acide qui peuvent durer des heures. Dans leur coin, les Endless Boogie ont sorti ainsi plusieurs albums hors de l'époque, avant de trouver enfin la reconnaissance cette année en publiant le superbe 'Long Island'. Du blues-rock comme on pensait que ça n'existait plus que dans certains coins reculés des Etats-Unis, des morceaux longs et obsédants, conçus comme des trips, des kaléidoscopes mentaux, générateurs d'images et de sensations au gré des notes de guitare. Résultat : album du mois dans Rock & Folk, papier dithyrambique dans les Inrocks, presse unanime pour saluer la classe de ces New-Yorkais qu'on aurait plutôt imaginés venir de Détroit ou des bayous de Louisiane. On s'en doute, leur rock s'épanouit idéalement dans l'atmosphère moite des concerts, et c'est pour ça qu'on ne les manquera pas le 15 octobre au Divan du monde. Ne serait-ce que pour apercevoir le fantasque Paul Major à la guitare, l'homme qui a osé piquer la coupe de cheveux que Françoise Hardy portait en 1966.

Par EC

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