Festival Inrocks Indie Club : Team Me + Weird Dreams + Princess Chelsea + Awolnation

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Festival Inrocks Indie Club : Team Me + Weird Dreams + Princess Chelsea + Awolnation
© Catie Laffoon

Pour cette première journée du week-end Festival Inrocks Indie Rock, quatre groupes défileront sur la scène de la Flèche d'or (pour connaître la programmation de samedi, cliquez ici)

Que dire de la musique des norvégiens de Team Me sinon qu’elle est douce et belle. La recette est simple mais imparable : claviers, guitares et xylophones enjoués, mais aussi et surtout une voix androgyne et apaisante, celle du chanteur Marius Hagen, posée sur des mélodies fraîches et légèrement mélancoliques. Leur premier album, ‘To The Treetops!’, est sorti il y a quelques mois à peine, et tient sa promesse, ambitieuse, de nous emmener en haut des cimes. Un petit joyau qu’il vous faudra absolument découvrir en live.  

Weird Dreams ne portent pas très bien leur nom. Tout droit venus de l’est londonien, ces jeunes là n’ont en effet rien de ‘weird’. Au contraire, ils servent des morceaux simples et efficaces, bien que rêveurs. Guitares vintage et chants en choeur, leur pop mélancolique n’est pas sans rappeler un mélange harmonieux de Phoenix, Beirut et Revolver. Leur premier album, “Choreography”, sorti cette année, est un recueil de morceaux langoureux et ouatés qui raviront les rockeurs romantiques.

On pourra reprocher à Princess Chelsea son nom de scène, franchement moche et un peu embarrassant - vous vous voyez dire à vos potes “je vais voir Princess Chelsea à la Flèche d’Or” ? - ou encore son excentricité un peu envahissante. Pourtant Chelsea Nikkel est une artiste talentueuse et versatile dont l’univers pourrait faire pâlir un schizophrène. Révélée par le single “The Cigarette Duet”, ode à la clope sur fond sonore de boîte à musique, cette néo-zélandaise sait passer de l’électro onirique et fantastique de “Machines Of Loving” au rétro mélancolique de “Too Fast Too Live”, qui n’est d’ailleurs pas sans évoquer Skeeter Davis et son triste “The End Of The World”. Un savant mélange des genres qui laisse espérer un show psychédélique et déluré.

Sorti en 2010, le premier EP d’Awolnation, ‘Back To Earth’, n’a obtenu l’attention qu’il méritait qu’à la fin 2011 avec son single “Sail”, qui a ému par les cris rauques et torturés du chanteur Aaron Bruno, ainsi que sa musique inclassable, mélange de pop et de dubstep. On retrouve cette basse imposante dans le reste de leurs morceaux, pourtant nettement plus rock. En live vous pourrez découvrir leur premier album, dont le nom annonce la couleur : ‘Megalithic Symphony’.

Par Anaïs Bordages