Hot Chip + Lescop + Kindness + Juveniles

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Hot Chip + Lescop + Kindness + Juveniles

A n’en pas douter, les Hot Chip ne cessent de se bonifier au fil du temps. Ce collectif londonien créé en 2004 est en effet en train de trouver son rythme de croisière dans un genre, l’électro-rock, qui compte bon nombre de concurrents. Depuis deux albums, Alexis Taylor et Joe Goddard trouvent enfin le bon équilibre entre l’art d’écrire une chanson et celui de faire danser les corps. Résultat, les tubes s’enchaînent, de "One Life Stand" au récent "Night And Day", clairement l’un des meilleurs titres du groupe, où l’influence de Prince et de LCD Soundsystem se fait évidente. Le disque 'In Our Heads', sorti début juin, contient son lot de bons morceaux.

Lescop, ex-chanteur du groupe Asyl, qui se lance dans une carrière solo prometteuse. Pop un peu dark (avec un label qui s’appelle Pop Noire, ça ne s’invente pas), on pense inévitablement à Etienne Daho à l’écoute de son premier EP ‘La Forêt’, influence qu’il revendique d’ailleurs ouvertement. Son premier album, sorti début octobre, est déjà un succès qu'on a impatience de découvrir en live. L’occasion de découvrir un artiste aussi bon interprète qu’auteur-compositeur.

A la frontière entre disco-funk et synth pop, flirtant avec la new wave à grand renfort de synthés vintage, la musique de Kindness (alias l’homme-orchestre Adam Bainbridge) est créative – les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas – et rétrofuturiste, au carrefour de genres en plein revival. Kindness affiche peu de compositions au compteur, mais un avenir prometteur : son premier single "Swingin Party" extrait de son premier album ‘World, You Need a Change of Mind’ est une petite merveille. Reconnaissons d’abord le talent de The Replacements, le groupe de rock indé américain des années 1980 qui a su composer ce track mélodieux, mais aussi le génie de Kindness qui a su mettre un « cube de magie » dans la potion, désormais plus rythmée, harmonieuse, polyphonique et vaporeuse. Une patte dans la  production que l’on retrouve dans ses compostions, à l’image de "SEOD" et "House", des morceaux de pop contemplative, légère et très rythmée, ou de "Gee Up" et son slap de basse funk des 80’s.

Les Rennais de Juveniles se sont faits connaître en quelques mois et un EP, grâce à des morceaux brillants comme "We Are Young" et "Hard Working Girl". Du post-punk intelligent, entre Smiths et Talking Heads, qui promet pour la suite. 

Par EC et CG