Jungle

Musique, Musique électronique
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Jungle

Qui n'a pas manqué de s'étouffer la première fois que Jungle lui a été mentionné, alors que le groupe ressemblait en tous points à une blague, avec son nom savamment « ingooglelisable » et son retour à la soul des années 1990, celle-là même qui s'acoquinait avec l'immonde drum'n'bass ? Puis vint le moment où de risible le groupe vira mystique, tandis que l'on découvrait leurs excellents singles sans avoir accès à autre chose que leur logo et quelques photos ne montrant strictement rien. Mais ce n'est qu'après leurs premiers concerts qu'il fallut en venir à l'évidence : le doute s'était bien vite évaporé pour faire place à une excitation bien justifiée face à cette bande sonnant comme un amalgame des meilleurs groupes de funk blanc. Un soupçon de Happy Mondays croisés avec l'avant-gardisme des Talking Heads, le perfectionnisme de Steely Dan et le falsetto des premiers albums Bee Gees. Leur musique, dans toutes les situations, réussit à accrocher l'oreille et à ne plus la lâcher, que ce soit avec "Lucky I Get What I Want", "Platoon" ou l'hymne de l'été "Busy Earnin". In fine, Jungle réitère l'exploit de Discolsure l'été dernier – faire de la soul électronique avec un cœur humain, en mariant en plus de cela la beauté de "The Bravest Man In The Universe" par Bobby Womack et Damon Albarn avec la folie scénique qui caractérise cette troupe cosmique. A voir absolument.

Par Yves Czerczuk

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