Laura Mvula + AlunaGeorge + Christine and the Queens + MO

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Laura Mvula + AlunaGeorge + Christine and the Queens + MO

Le cliché voudrait que Laura Mvula soit la nouvelle Nina Simone. C'est une comparaison hâtive qui ne rend pas justice à sa personnalité, même s'il existe bien une ressemblance physique. Car cette Anglaise originaire de Birmingham fait d'abord du Laura Mvula. Son premier disque 'Sing To The Moon', paru début mars 2013, montre une voix de caractère mise en valeur par des arrangements d'orfèvre, beaucoup plus sobres que ceux d'une autre diva soul, Amy Winehouse. Autre différence avec feue Amy, les titres dévoilent également le background classique de la chanteuse, qui a fait le conservatoire. Pas étonnant si on entend de la harpe sur "Can't Live With The World", par exemple. C'est ce savant mélange du classique et des musiques noires qui rend ce disque aussi beau, à la manière du gospel classieux "Father, Father", complainte superbe qui fait écho à l'histoire personnelle de Laura Mvula. Sur scène, le résultat est encore plus vibrant.

AlunaGeorge, duo londonien composé d’Aluna Francis et Georges Raid a de quoi surprendre. Une longiligne chanteuse métisse à la voix suave avec un jeune DJ londonien au visage poupin, l’association détonne pour produire un R’n'B empreint d’électro. Il y a environ un an, le duo se fait remarquer avec le single "Your Drums, Your Love", puis collabore avec la révélation électronique anglaise Disclosure sur le titre "With Noise". Sur scène, Aluna assure le show avec une présence vocale solide, une personnalité extravertie et des pas de danse endiablés.

Christine and the Queens est une jeune fille probablement un peu schizophrène car Heloïse Letissier n’est pas un groupe, elle est absolument seule sur scène. Son nom rend hommage aux drag queens qu’elle voulait intégrer au spectacle lorsque elle a choisi son nom de scène. Elle chante donc son univers électro-pop un peu sombre de sa belle voix grave, accompagnée de son seul ordinateur et de queens musicales imaginaires qu’elle dévoile dans son « freak pop show » à l’atmosphère colorée et décomplexée. Elle dévoilera son troisième EP intitulé 'Nuit 17 à 52', sorti cet été, toujours dans une veine à la Kate Bush 2.0. Sur des rythmiques tribales, Christine chante une musique énergique, incarnation de la queen imaginaire représentant la période faste de ces travestis. Si l’idée est très conceptuelle, la belle est à fond dans son jeu de scène, très agréable à voir et écouter.

Par EC et CP

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