Nicolas Jaar

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Nicolas Jaar
© Nicolas Jaar
Nicolas Jaar

Nicolas Jaar est un petit génie de l’électro intello, un Mozart du XXIe siècle qui à 22 ans a déjà tâtonné dans la direction d'une alchimie parfaite entre musique acoustique et samples électro. Il nous plonge dans son univers onirique puissant à travers sa musique ambient « blue wave » émotionnelle, transcendante et organique. Son premier album 'Space Is Only Noise', brillamment mature, a été salué par la critique et son unique date au Trianon affiche complet. Le phénomène Jaar ne fait que commencer.

Nicolas Jaar est né à New York mais il a grandi au Chili, le pays natal de ses parents, jusqu’à son retour dans la Grande Pomme à l'âge de 8 ans où il retrouve son père, Alfredo Jaar, architecte et cinéaste. A 14 ans, alors que ses copains fantasment sur Shakira, le petit Nicolas veut déjà devenir compositeur de musique électro. Sur les conseils d’un disquaire, son père lui offre l’album ‘Thé au harem d'Archimède’, du DJ et producteur de minimale chilien Ricardo Villalobos. Un choix judicieux car cet artiste influencera durablement le musicien en herbe. La fibre paternelle se retrouve aussi dans les ambiances que Nicolas crée : vinyles qui craquent, sons oldies remixés, bruits de vagues ou d’enfants qui jouent, bribes de musique chilienne, ses compos racontent presque une histoire, toujours sur des beats en apesanteur. Jaar cite souvent Erik Satie pour la lenteur et la beauté de ses compositions minimalistes classiques. Il se dit aussi inspiré par Keith Jarrett, Brian Eno ou John Cage, trois grands artistes en quête perpétuelle de nouvelles sonorités. Un graal qu’il a presque trouvé.

A 17 ans seulement, Nicolas Jaar sort son premier maxi qui le décrit bien, ‘The Student’, sur le très bon label new-yorkais Wolf + Lamb. Il crée en 2009 son propre label Clown & Sunset pour s’affranchir de toute contrainte de production et sort pépite sur pépite, dont le très remarqué 'Time For Us / Mi Mujer' en 2010. Son premier album sort en 2011, un petit bijou baptisé ‘Space Is Only Noise’ qui s’écoute en boucle et plonge l’auditeur dans un cocon de coton onirique. L’album a été un temps menacé pour un sample non crédité de "I Got A Woman" de Ray Charles. Cette date au Trianon est l’une des dernières de sa tournée européenne. Il y jouera sûrement "Don’t Break My Love" et "Why Didin’t You Save Me", les deux titres de son dernier EP sorti en fin d'année dernière.

Par Camille Griffoulières

Site Web de l'événement http://www.nicolasjaar.net
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