Orelsan

0 J'aime
Epingler
Orelsan
DR

Orlesan. Le rappeur français Orelsan est une graine subversive qui énerve. Normal quand on a la verve provocatrice et qu’on aime la polémique. Avec son premier album 'Perdu d’avance' il a gagné le pari de conquérir son public, malgré l'interdiction de participer au Printemps de Bourges, aux Francofolies de la Rochelle et de se produire dans diverses salles de concert pour cause de chanson aimablement baptisée "Sale Pute", qu'il ne chante plus sur scène aujourd'hui. Orelsan, issu de la banlieue pavillonnaire de Caen, se prend pour un bad boy et c’est bien ce qu’on lui reproche. Il sait néanmoins faire preuve d’autodérision, comme sur "Perdu d’avance" où il dit de lui « bientôt 26 ans, toujours en pleine crise d’adolescence », et c’est un peu l'impression qu’on a quand on écoute "Soirée ratée".

Mais Orelsan a mûri (en aurait-il fini avec l’adolescence à 30 ans ?), comme on peut le constater sur son dernier album ‘Le Chant des sirènes’, dans lequel il dresse des constats de société en finesse, toujours avec de beaux uppercuts verbaux. Enfin une nouvelle pépite de rap français comme on en avait pas entendu depuis longtemps. Sur "Suicide social", "Plus rien ne m’étonne", "Raelsan", "Mauvaise idée" Orelsan affirme son style percutant et son nautrel à croquer la société française avec beaucoup de finesse et un humour au vitriol. Beauoup de ses jeunes fans s'identifient dans ses beuveries entre potes ou prise de tête amoureuses. Sur cet album, il a enrichi la rythmique classique du rap français de beats électro et dubstep. Peut-être s'est-il inspiré de "N’importe comment", un morceau électro-rap qu'il a enregistré avec Toxic Avenger.

Par Camille Griffoulières