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Pitchfork Festival : le jeudi 31 octobre

Time Out passe en revue les meilleurs groupes en live

The Knife

The Knife

En marge du système, peu disert dans les médias, n’ayant commencé à tourner que tardivement, The Knife est parvenu à se faire un nom à coups d’albums tranchants. Auteurs d’une musique électro et synthpop très cinématique, où les ambiances, les couleurs et les expériences sensorielles côtoient aussi les ballades mélancoliques, le duo suédois a en effet réussi à conquérir un vaste public doucement mais sûrement. Aujourd’hui, on se les arrache. Leurs meilleurs morceaux sont remixés, utilisés dans des pubs, repris par d’autres… Résultat, leur 'Shaking The Ritual' sorti en 2013 a beaucoup fait parler de lui. Plus minimaliste et expérimental que les précédents, il déçoit un peu par la platitude de ses pistes, qui peinent à renouveler l’intérêt en cours de disque. Pour autant, tout n’est pas à jeter, loin de là (on pense à l’excellent et reposant "Ready To Lose", ou à l’étrange "Full Of Fire", plus remuant), et The Knife reste l’une des meilleures affiches de ce festival Pitchfork.

Savages

Savages

Une petite dose de sauvagerie dans le monde indie de Pitchfork. Soyez en sûr, Savages porte bien son nom. Guitares racées et voix puissante, ce quatuor exclusivement féminin, véritable machine de guerre branchée sur 100 000 volts. Pour preuve, ce premier album noir et sous tension intitulé ‘Silence yourself’, et inauguré par le bientôt mythique morceau "Shut up". « I'm like the bullets to the sun » répète la Française Jehnny Beth entre deux riffs et jusqu’à plus souffle. Post-punk apocalyptique à la croisée entre Joy Division ou Siouxsie Sioux, le rock des Londoniennes ne fait pas dans la dentelle, et on les en remercie.

No Age

No Age

Signé sur le mythique label Sub Pop, le groupe de punk expérimental No Age n’aime pas faire les choses comme les autres. Pour eux, faire un concert dans un restaurant, joindre un livret de 64 pages à l’intérieur de son CD, réaliser des happenings artistiques ou sortir régulièrement des EP entre deux albums, c’est la routine. La formule du duo permet à No Age d’avoir entière liberté pour réaliser les expériences les plus orginales, tout en l’obligeant à privilégier un son lo-fi et des ambiances apparemment bricolées mais en réalité très travaillées. Leurs efforts ont fini par payer puisqu’ils sont désormais reconnus comme un groupe majeur de post-punk actuel, ce qui devrait être confirmé par leur récent 'An Object', à découvrir sur scène lors du Pitchfork Festival.

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Mac Demarco

Mac Demarco

Ah, la Colombie britannique, ses baleines grises, ses chaînes montagneuses et ses chanteurs en chemise à carreaux… A tout juste 23 ans, le jeune Montréalais peut se targuer d’avoir réussi à signer deux albums doux-amers empreints de poésie où il est question de femmes, de cigarettes et de blue jeans. ‘Rock and roll night club’ puis ‘2’, au total 23 titres de pop lo-fi dégingandée. Ne vous fiez pas à son allure de jeune premier, sa voix grave et sa guitare en bandoulière font davantage bûcheron que teenager. Sa musique, quant à elle, vous emmènera très loin, du côté de ces forêts de sapins canadiennes, mais toujours une clope au bec.

Darkside

Darkside

Difficile d’imaginer duo indie rock plus troublant que Darkside: Nicolas Jaar, ténébreux prodige de l’intello techno, accompagné à la guitare par le multi-instrumentiste chevelu domicilié à Brooklyn, Dave Harrington. Ensemble, ses vieux copains de lycée ont d’abord imaginé Daftside : un recueil de remixes (presque plus réussi que l’original) de 'Ramdom access memories' des Daft Punk. Du lent et groovy "Get lucky" au synthétique piano de "Within"… Le projet né dans une chambre d’hôtel à Berlin a finalement pris et les voilà aujourd’hui à l’aube d’un premier album bien nommé ‘Psychic’ (sortie prévue en octobre 2013). Les prémices de cet opus présagent du meilleur, entre le très âpre "Golden Arrow" et le langoureux et rock "Paper trails". To be continued.

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