Roberto Fonseca

0 J'aime
Epingler
Roberto Fonseca

Roberto Fonseca est un pianiste soliste de latin jazz à l’image des jeunes musiciens cubains : virtuose, inventif et audacieux. Membre du légendaire collectif Buena Vista Social Club et figure de proue d’une génération avide d’hybridation musicale, Fonseca réconcilie tradition afro-cubaine populaire et latin jazz avant-gardiste. Ce musicien hyperactif s’investit dans des albums solo originaux, de nombreuses collaborations (avec Mayra Andrade et Raul Midon), et des projets artistiques variés. Il a dernièrement travaillé avec Gilles Peterson sur son nouvel album ‘Havana Cultura New Cuba Sound’, une compilation de morceaux de jeunes Cubains enregistrés par le célèbre DJ en live.

Né à la Havane dans une famille de musiciens, Roberto Fonseca grandit bercé par les rythmes afro-cubains mais aussi par le jazz américain de Herbie Hancock ou Keith Jarrett, la soul, le funk et le rock des Beatles. Très vite, il boude les percussions pour se consacrer au piano, mais conserve un doigté très percutant qui rend son jeu si singulier aujourd’hui. Il se fait remarquer par sa virtuosité et son audace en alliant jazz américain et musique cubaine pendant un festival de jazz à la Havane alors qu’il n’a que 15 ans. Promu à une grande carrière solo, Roberto exprime déjà un véritable sens de la fusion des genres. Après un premier album latin jazz réussi avec son groupe Temperamento, il sort deux albums solo décoiffants (‘Tiene Que Ver’ et ‘Elengo’), intégrant aux rythmes afro-cubains et au latin jazz, du hip-hop, de la soul, du funk et de la drum’n’bass. La grande originalité de sa musique riche en percussions afro-cubaines et en lignes de basse hip-hop en fait un artiste très vite remarqué dans les festivals de jazz internationaux.

A la sortie de son album ‘No Limit : Afro Cuban Jazz’ enregistré  au Japon, c’est la consécration : il intègre le légendaire Buena Vista Social Club aux côtés des regrettés Ibrahim Ferrer et Ruben Gonzales. Il part alors en tournée avec l’orchestre cubain dans les lieux les plus prestigieux du globe : l’Albert Hall à Londres, le Beacon Theatre à New York, le Sydney Opera House... et prépare son l’album ‘Zamazu’, indéniablement excellent. A la croisée du jazz et des rythmes afro-cubains, il intègre cette fois du classique à sa musique. Sur cet album, il fera chanter sa mère et jouer ses deux demi-frères au piano et aux percussions (tous musiciens professionnels) et le titre "Llego Cachaito" sera choisi pour  mettre en musique le film ‘Hancock’ de Will Smith. Enfin, sur son dernier album ‘Akokan’, Roberto s’est évertué à recréer la magie des improvisations en live en enregistrant son quartet directement dans un studio. Son live au Duc des Lombards promet d’être percutant, délirant et hybride, à l’image du musicien, toujours très énergique sur scène.

Par C.G.