Rodrigo y Gabriela

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Rodrigo y Gabriela
© Tina Korhonen
Rodrigo y Gabriela

Il suffit d’écouter quelques notes de ‘Live in Japan’ (2008) pour s’en convaincre : c’est sur scène que la magie de Rodrigo y Gabriela éclate dans toute sa splendeur, à gros coups de cordes et de caisse de résonance. Solo pour "El Rodri", rythmiques sur "La Gabi", les guitares acoustiques du duo mexicain deviennent alors des engins monstrueux, capables d’avancer à un rythme astronomique en claquant, grinçant, créant des sons presque métalliques, sans jamais écraser les accords qui, au beau milieu de tout ça, coulent mélodieusement vers un ailleurs classique, metal et folk.
 
Alors tant pis si leur dernier album, ‘Area 52’ (2012), enregistré avec un orchestre cubain de treize musiciens, fait froncer les sourcils avec ses faux airs de « revival » version salsa. Espérons que ce disque fade sauce cha-cha-cha, dans lequel la beauté brute de leurs meilleurs morceaux ("Tamacun", "Diablo rojo"…) s’évapore avec les envolées lyriques de cithares ou de pipeaux (oui, des cithares et des pipeaux), ne sera qu’un caprice momentané, petite erreur de parcours sans conséquence. Et que les projecteurs de l’Olympia feront tomber masques et effets superflus, pour laisser transparaître l’épure survoltée qui a fait connaître « Rod y Gab ».

 

 

Par Tania Brimson

Publié :

Site Web de l'événement http://www.rodgab.com