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Hypérion / Marie-José Malis

Du 8 au 16 juillet au théâtre Benoît XII, et du 26 septembre au 16 octobre au théâtre de la Commune

Hypérion (© Christophe Raynaud de Lage)
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© Christophe Raynaud de Lage

Il y a des spectacles où ce qui se joue dans la salle ne peut laisser indifférent. Ce fut le cas pour 'Hypérion', pièce adaptée du roman épistolaire de l'auteur allemand Friedrich Hölderlin. Si dans la mythologie grecque, Hypérion est un Titan assimilé au soleil, dans la mise en scène signée Marie-José Malis, il n'a guère brillé. Peu convaincu, le public s'est éclipsé, plus ou moins discrètement, jusqu'à l'entracte. Pourtant le choix de ce texte s'annonçait de bon augure. L'Hypérion d'Hölderlin incarne la jeunesse et la fougue. Il est un jeune homme grec au temps où son pays est occupé par les Turcs (XVIIe siècle). Il est un jeune homme aux aspirations plus grandes que ce à quoi sa terre natale est réduite : le joug de l'occupant. Une œuvre forte et poétique qui invite à s'interroger sur ce que deviennent nos espérances. Alors on pouvait s'attendre à un peu de fougue, à être embarqué dans un tourbillon d'émotions. Que la soif de liberté soit incarnée.

Pourtant, il n'en est rien. Marie-José, récemment arrivée à la tête du théâtre de la Commune d'Aubervilliers, a choisi une autre voie. Les dix comédiens (amateurs et professionnels) semblent se passer le verbe du poète Hölderlin comme un relais dans une course de fond. Les silences entrecoupent les phrases. Le décor - plutôt bien pensé - de village, d'une rue, un peu désolée où se juxtaposent un garage arabe, un café grec ajoute à l'écho contemporain de ce texte écrit au lendemain de la Révolution française. Combien d'Hypérion dans les rues d'Athènes, du Caire, de Tunis ? Le jeu de lumière réveille la mise en scène : la salle est, la plupart du temps, sous le feu des néons. 

Tout cela dure cinq heures. Il fallait tenir la distance. Au début, on cherche un rythme qui ne vient pas. On s'essouffle mais on s'est juré de ne pas lâcher. On cherche alors un second souffle. En vain. Et dans les dernières lignes droites, on ne sait plus bien ce qui nous porte.

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