Les Amours vulnérables de Desdémone et Othello

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Les amours vulnérables (© Alain Scherer)
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Chez Shakespeare, l’amour est loin d’être un long fleuve tranquille. Sous sa plume, il ne fait pas bon être amoureux, car au bout de la passion il y a souvent le sang et les larmes. Dans ‘Les Amours vulnérables de Desdémone et Othello’, adaptation à quatre mains de Razerka Ben Sadia-Lavant et Manuel Piolat Soleymat, amour et tragédie, toujours intimement liés, viennent se frotter à la notion d'étranger.

Continuant son travail de transposition des vers de l'auteur anglais en poésie contemporaine et en slam comme dans ‘Timon d’Athènes’ — pour lequel elle avait notamment collaboré avec la rappeuse française Casey —, Razerka Ben Sadia-Lavant met en lumière l'orientalité d''Othello'. A l'origine de cette création, le slammeur américain Saul Williams revêtait les habits du prince Maure ; Disiz la Peste reprendra le flambeau dans la version présentée cette saison au théâtre des Amandiers de Nanterre. Face à lui, Denis Lavant, hirsute Iago, fomentera la perte des amoureux, en nourrissant malignement la jalousie d’Othello. Reda Oumouzoune, champion du monde de taekwondo, s'ajoutera à cet ensemble éclectique, composé également de musiciens et de danseurs, et la voix de la mystérieuse Sapho mêlée au oud tantôt classique, tantôt électrique de Mehdi Haddab, fera flotter le parfum paradoxal d'une modernité ancestrale.

Par Barbara Chossis

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