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The Humans / Alexandre Singh

Du 5 au 9 juillet au Gymnase du lycée Aubanel

The Humans (© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon)
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© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
The Humans (© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon)
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© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
The Humans (© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon)
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© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
The Humans (© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon)
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© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
The Humans (The Humans © Sanne Peper )
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The Humans © Sanne Peper

Aucun doute, 'The Humans' d'Alexandre Singh n'a absolument rien en commun avec les comédies musicales qui font et défont Broadway. S'agit-il même d'un musical ? Sur scène, dans un décor géométrique de conte de fées, règne en despote Charles Ray, sculpteur de statues bientôt transformées en humains dégénérés et décadents. Une sorte de Frankenstein flanqué d'un fils amoureux de Patalingua, la progéniture de sa pire ennemie, la lapine N. Lecteurs incrédules, sachez que ce n'est pas parce que l'intrigue ressemble à une Genèse sous acides qu'elle ne tient pas la route. Rythmée et bourrée de références (à la Bible, évidemment, à 'Macbeth' ou encore aux grands tragédiens), la pièce d'Alexandre Singh est prodigieuse de folie, d'imagination et de cynisme. La scénographie signée Jessica Tankard et Alexandre Singh témoigne ainsi de l'extrême liberté créative du metteur en scène, entre origami et livre pour enfants. Visez donc les latrines installées à jardin, où mère lapine se soulage sans pudeur, les oreilles dépassant du toit.

Folle, drôle et rythmée, 'The Humans' installe son univers plastique totalement loufoque entre Bob Wilson et Mary Blair, puise sa poésie dramatique à Aristote et son humour sur le fil à Woody Allen. Un véritable ovni théâtral dont on apprécie chaque outrage à la réalité. Passées les quelques longueurs du début, la pièce ponctuée de chansons et de chorégraphies se savoure d'elle-même. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette parabole fantastique, pleine d'insolence.

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