Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche

Théâtre de la Porte Saint-Martin

  • Théâtre
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
Théâtre Porte-Saint-Martin
(c) Elsa PereiraThéâtre Porte-Saint-Martin
Publicité

Time Out dit

Edifié en 1781 sur ordre de Marie-Antoinette, l’établissement est d’abord un opéra dans lequel se produit l’Académie royale de musique. Il faudra attendre près de deux décennies pour que le théâtre de la porte Saint-Martin ouvre ses portes. S’y jouent alors des pièces de théâtre, des comédies et des ballets. Le succès est au rendez-vous mais l’histoire ne lui laisse pas de répit : décret imposant sa fermeture, incendie durant la Commune, etc. Ce qui ne l'empêchera pas d’accueillir de grands noms : Alexandre Dumas, Victor Hugo, etc. C’est même dans ce théâtre que 'Cyrano de Bergerac' d’Edmond Rostand sera créé. Plus tard, la tragédienne Sarah Bernhardt fréquentera les lieux avec assiduité. Puis vient Mai 68. Et un vent nouveau souffle sur la programmation de l'établissement. Les comédies musicales y sont légion : de 'Hair' à 'Mayflower'. Aujourd’hui, l’éclectisme est de mise puisque le répertoire contemporain côtoie de grands classiques revisités tels 'Le Songe d’une nuit d’été', 'Les Fourberies de Scapin', etc.

Écrit par Geraldine Bouton

Infos

Adresse
18 boulevard Saint-Martin
10e
Paris
Transport
Métro : Strasbourg - Saint-Denis
Prix
En fonction des spectacles
Heures d'ouverture
En fonction des spectacles
Vous êtes propriétaire de ce commerce ?
Connectez-vous et revendiquez le commerce

Programme

Cendrillon

  • 5 sur 5 étoiles

Parfois, on aime se raconter des histoires. Parce que le mensonge et l’imagination sont de plus beaux pays à habiter qu’une triste réalité. Pour faire face au deuil de leurs mères respectives, une truculente jeune fille et un timide petit prince se sont enfermés dans leurs propres illusions… Jusqu’à ce qu’ils se rentrent dedans et que la vérité éclate. Avec cette réécriture poético-comique du conte de Cendrillon, créée il y a maintenant un peu plus de dix ans, Joël Pommerat nous fait vivre un rare moment de grâce : on passe une heure quarante bouche bée, avec papillons dans le ventre et supplément d’étoiles dans les yeux. En langage de millennials : c’est un huge crush.  Chez Pommerat, la pantomime fait rougir le réel. La narration, prise en charge par un danseur muet accompagné d’une douce voix off de femme, nous fait entrer dans le monde du conte comme dans une boîte à musique. Et toute la représentation se retrouve bercée dans ce bel artefact de l’enfance et du rêve, peuplé d’automates à figures humaines dont les ombres font danser les murs. Tout dans la mise en scène semble être réalisé pour la beauté du geste, sans que le moindre mouvement des comédiens ou des décors ne paraisse artificiel ou superflu. La chorégraphie est précise, millimétrée, sans jamais ne rien figer ; au contraire, en chacun des acteurs, la vie, son aléatoire et ses hasards semblent comme exacerbés.  L’actrice Léa Millet, qui interprète la jeune Sandra – surnommée Cendrier par ses deux méchantes sœurs

Publicité
Vous aimerez aussi