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5 sports urbains pour battre le pavé

Viens jouer dans ma rue

La rue est un terrain de jeu en perpétuel mouvement. Parkour, slackline, street fishing, urban golf ou encore street workout squattent aujourd'hui le macadam. Des disciplines qui présentent l'avantage de se pratiquer où l'on veut, quand on veut (à quelques détails près).

 

Le street workout

Le street workout

Franciliens surbookés aux muscles endormis par une pratique sportive trop ponctuelle, mais pleins de bonne volonté, le street workout pourrait bien être taillé pour vous. Cette muscu (gymnastique ?) urbaine et de plein air, tout droit venue des pays de l'Est, se veut ouverte à tous - même aux personnes à mobilité réduite. Pratiquer sans bourse délier puisque le principe-même de la discipline repose sur une pratique « n'importe où et n'importe quand » pour peu que l'on trouve un banc public, un lampadaire, un garage à vélo ou tout élément de mobilier urbain susceptible, avec un peu d'imagination, de se transformer en appareil de musculation. « Tractions, pompes...C'est un sport que l'on pratique au poids du corps et à son rythme, explique Roman du groupe Street Workout France. Petit à petit et à force d'entraînement, on est plus à l'aise avec son corps. On peut alors improviser une multitude d'exercices. Les plus aguerris réalisent de véritables chorégraphies. » Désormais on ne fait pas que se bécoter sur les bancs publics, bancs publics...

Où pratiquer ? Squares, parcs, parcours de santé. A Paris, le quai de Valmy ou encore La Villette sont des lieux fréquentés par les aficionados. Ne vous lancez pas tout seul. Consultez les sites dédiés et rapprochez-vous des spots où s'entraînent les équipes - désormais nombreuses en région parisienne.

A lire aussi : Christophe Dang, passionné de street workout 

L'urban golf

L'urban golf

Là où vous voyez une poubelle, un caniveau, un arbre ou un escalier, le street golfeur, lui, voit une foule d'obstacles qui pimentera son parcours improvisé. L'urban golf dépoussière « le golf à papa » et réinvente le genre dans une version urbaine. « Le golf reste un sport élitiste, souligne Phil, fondateur du collectif parisien de street golfeurs 19e trou. Il est perçu comme une activité inaccessible en raison de son coût et d'un accès aux terrains très réglementé ». Le street golf porte des valeurs bien à lui : liberté, inventivité (il fallait penser à prendre une capsule de bière comme tee), rencontre, etc. « Notre mot d'ordre : quand tu veux, où tu veux ! » Nul besoin d'être un habitué du green pour se mettre au street golf. Il faut tout de même être vigilant, choisir un endroit avec peu de passage, sécuriser le lieu et, très important, utiliser des balles semi rigides ! N'hésitez pas à aller taper la balle avec les amateurs du genre « jamais avares de bons conseils », parole de street golfeur !

Où pratiquer ? Le Louvre, les quais de Seine, le Trocadéro ou la Défense. Le groupe Paris Street Golf organise le 7 septembre 2014 à Paris une compétition ouverte à tous.
Où se renseigner ?
 Le collectif 19e trouParis Street Golf.

La slackline

La slackline

Envie de prendre un peu de hauteur ? De jouer les équilibristes ? Essayez-vous à la slackline. Le principe est simple : une sangle accrochée entre deux lampadaires (ou deux arbres) sur laquelle on marche et réalise des figures.
Née dans les années 1970 du côté de Yosemite (Californie), la pratique est restée confidentielle jusqu'en 2000. Depuis, des funambules urbains se sont mis à tisser leur fil un peu partout dans le monde. Et Paris n'est pas en reste. L'un des spots les plus fréquentés reste probablement celui du canal de l'Ourcq où il n'est pas rare de voir les aficionados de l'association Parislack. Allez-y pour une petite séance d'initiation en toute sécurité. « C'est une sangle conçue spécifiquement pour la discipline, explique Fanny, membre de Parislack. Plus large et plus souple que celle des funambules. Au début, les jambes tremblent. On vacille. Mais on peut rapidement tenter de s'accroupir, faire des demi-tours, etc. »
Et que les victimes du vertige se rassurent : la sangle ne tutoie pas la cime des arbres ; 30 cm au-dessus du sol pour les débutants.Les vertus de la discipline sont multiples : concentration, équilibre, détente, gainage musculaire, etc. Enfin, ça reste un bon moyen de rencontrer des gens. Car la pratique ne manque pas de susciter la curiosité du quidam.

Où pratiquer ? Les quais du canal de l'Ourcq (du côté des stations Stalingrad et Jaurès), le bois de Vincennes (au niveau de la Pagode), la forêt de Fontainebleau.
Où se renseigner ?
ParislackSlacklinkers91 ou encore Slack2bleau.

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Le parkour

Le parkour

« - L'art de se déplacer en milieu urbain de la manière la plus efficace qui soit ? - Le Vélib' ! - Raté. C'est le parkour. » C'est en tout cas ce que revendiquent les amateurs de la discipline. Sauter, grimper, escalader, ramper, courir... « L'enjeu, c'est de faire appel à ses seules capacités motrices pour se déplacer, précise Stella, membre de l'association féminine Pink Parkour. Il faut composer avec l'environnement, le mobilier urbain, les murets, etc. » Avant de vous transformer en véritable traceur (nom donné aux adeptes de la discipline), il faut passer par quelques étapes de renforcement musculaire « en prenant son temps, insiste Stella. Le parkour, c'est un état d'esprit particulier qui invite au dépassement, à une meilleure connaissance de soi et de ses limites physiques. Le maître-mot : être et durer. » A noter que la ville de Paris ouvrira courant 2015 un lieu entièrement dédié à la pratique du parkour du côté des Halles. En attendant, testez donc les spots parisiens. Les Pink Parkour, par exemple, crapahutent été comme hiver du côté de Bercy, La Villette ou Austerlitz.

Où pratiquer ? Le mieux, c'est encore de suivre un cours - Parkour Paris propose différentes formules - puis de rejoindre un club si vous vous découvrez l'âme d'un yamakasi.
Où se renseigner ? 
Il existe une fédération de Parkour et de nombreuses associations en Ile-de-France.

Le street fishing

Le street fishing

Vous aviez remisé le moulinet au placard et le ver dans la terre. Vous vous étiez résigné à ne plus avoir de touche, à attendre les vacances et les rives herbeuses d'un étang de province pour dégainer à nouveau. Halte-là ! Sachez que le canal de l'Ourcq, celui de Saint-Martin et la Seine sont autant de lieux où traquer brochet, black-bass et autres vertébrés aquatiques à branchies. Popularisé à Paris par French Touch Fishing (FTF) - une bande de copains en mal de moulinet, le street fishing a connu un véritable essor dans les années 2000. « Ethique, sportive et immédiate. Voilà comment nous concevons la pêche de rue, explique Fred, créateur et directeur de FTF. Le matin avant d'aller travailler, entre midi et deux... Il n'y a pas besoin de préparation ni de matériel encombrant pour le street fishing. Et souvent ça se passe en bas de chez vous ou à quelques stations de métro ». Pour ce passionné qui a fait du design de matériel de pêche son métier, le street fishing « est un sport technique à mi-chemin entre la course à pied et le yoga. Un moment à soi où on bouge constamment à la recherche du poisson : un lancer, un pas. »
Quant à la fierté de ramener la bête chez votre maman pour un dimanche midi au goût de poisson grillé : oubliez. « Les poissons présents dans la Seine ont accumulé dans leur chair des métaux lourds », explique Fred. De toute façon, chez FTF, on pratique le no kill : « Nous pêchons des carnassiers à l'aide de leurres. Et chaque poisson pêché est remis à l'eau (non sans être passé devant l'objectif pour garder trace de la prise, ndlr). » Mais qu'importe la prise pourvu qu'on ait une touche...

Où pratiquer ? Chaque mercredi, de 12h30 à 14h, c'est fishing school : FTF organise des sessions de pêche le long du canal Saint-Martin, face à l'Hôtel du Nord (Paris 11e). N'oubliez pas de vous munir d'une carte de pêche.
Où se renseigner ?
French Touch Fishing.

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