Doully - Admettons

Théâtre, Comédie
Recommandé
4 sur 5 étoiles
Doully - Admettons

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

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Coécrit avec Blanche Gardin, ce seule-en-scène est un ovni d'humour sans filtre

Pour qui ? N’importe qui après une ou deux bières
Voir quoi ? une jolie petite blonde avec une voix d’ivrogne

Associez les cheveux de Khaleesi, les pieds de Golum, la voix de votre ivrogne d’oncle et le dossier médical d’un crackhead de Stalingrad, et vous obtenez Doully. Si ses cheveux sont aussi blonds et soyeux que ses pieds sont cagneux, la comédienne est sobre depuis plusieurs années et ne touche plus à l’alcool ni à l’héroïne, son ancienne maîtresse adorée. Son rapport à l’addiction, et sa sobriété retrouvée, sont les sujets centraux d’un seule-en-scène très personnel joué tous les mardis dans la salle bondée du Point-Virgule.  

Quand elle arrive sur scène, Doully rayonne et ravit : son grand sourire déborde jusque dans ses yeux et jusqu’au fond de la salle. Il ne s’efface jamais ; pas même pour évoquer les souvenirs douloureux d’un passé chaotique. Il nous touche. Jonglant à merveille avec ses propres contradictions, Doully s’amuse à rire de Doully, et on rit avec elle. Coécrit avec Blanche Gardin, son texte ne s’embarrasse pas de la bienséance et pousse jusqu’à une certaine vulgarité qui s’accorde à sa voix de « vieux clodo alcoolisé ».

Si son CV ne mentionne pour l’instant qu’une brève apparition au cinéma, dans le rôle clé de la « pute morte de dos », et quelques doublages de films pornos, la jeune artiste semble aujourd’hui fin prête à conquérir le monde du rire. Tremblez, Doully is coming!

Par Alix Leridon

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