Hate

Théâtre
2 sur 5 étoiles

Time Out dit

2 sur 5 étoiles

Laetitia Dosch fait cavalier seul, très seul.

Pour qui ? Si tu te dis « chouette un cheval ».
Voir quoi ? Ce n’est pas un spectacle antispéciste, désolé.

On n’a pas vraiment la passion équestre mais quand c’est le nouveau spectacle de Laetitia Dosch, on change un peu d’avis. La comédienne, au top de la hype depuis son succès dans le film Jeune Femme de Léonor Seraille, arrive aux Amandiers avec une envie : parler du chaos d’aujourd’hui sans pour autant rendre tout le monde triste. 

Son désordre est fait de frustrations et d’histoires de cœur, qu’elle livre en espérant que sa poésie recréera du lien entre les gens. L’absence de dialogue comme éternelle problème de notre société ? Situation complexe lorsque son compagnon de jeu est un cheval, à l’oreille moyennement attentive à ses problèmes de quarantenaire. 

Hate est un one woman show auquel il est difficile d’adhérer. Car si on apprécie l’énergie un peu foutraque de Laetitia Dosch, force est de constater qu’elle s’épuise vite, ne parvenant jamais à régler les problématiques qu’elle invoque. Pire encore, elle les abandonne pour se réfugier dans une dramaturgie trop paresseuse compte tenu du projet initial. On se retrouve donc là, un peu perdu au milieu des chants hasardeux et des mauvaises blagues. Avec une présence animale stérile puisque complétement mécanique (les interactions apprivoisées se monnayent en carotte). Et lui donner sa voix à l’animal n’y changera rien (oui elle est aussi ventriloque), si ce n’est trouver dans cette schizophrénie une réponse à sa propre solitude. 

Que dire enfin de cette vulgarité d’antan ? Montrer sa « chatte » et faire des rimes avec « qu’on m’encule ». Des mises à nue qui sonnent comme des propositions dépassées, et qui ne rendent pas service au monde qui va mal. « Ça t’intéresse ce que je dis » lance-t-elle au cheval qui répond par un bâillement. Il faut croire que non.

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