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Interview • Collectif Sur le trait

Time Out Paris : Le spectacle parle de l'adolescence, pourquoi avoir choisi ce thème ? Une manière de parler de la femme en...

Time Out Paris : Le spectacle parle de l'adolescence, pourquoi avoir choisi ce thème ? Une manière de parler de la femme en général ?
Céline Clergé : En effet, notre désir était de parler de problématiques liées à la construction de l'identité féminine. L'adolescence s'est imposée comme un moment de brèche où deux mondes se cherchent, l'endroit où on peut dessiner une fêlure dans le réel. Nous voulions montrer un personnage dont on ne sait pas si c'est une petite fille qui joue à la femme ou une femme qui cherche à retrouver son enfance. Ce qui nous intéresse ici, et peut-être au théâtre en général, c'est l'ambiguïté, le lieu du trouble et de l'incertitude.

Pourquoi avoir choisi de mettre en scène une seule comédienne alors que vous êtes trois à avoir écrit le texte ?
Céline (ndlr : la comédienne sur scène) nous a réunies autour de cette envie d'un « seule en scène » sur la construction de la féminité. C'était le principe de départ, et ça nous a semblé de plus en plus cohérent au fil du travail. Nous voulions une seule femme traversée par des figures très différentes. C'est aussi une façon de parler de la complexité de l'humain. Et puis c'est également un spectacle sur la solitude, celle de l'enfant et celle de l'adolescent, mais aussi la solitude de l'humain face aux choix qui vont déterminer sa vie.

Comment avez-vous conçu la mise en scène ?
Nous avons travaillé à partir de matériaux divers : textes, images, photos, chansons, anecdotes, films, mais tout a été distordu par de l'improvisation et du tâtonnement sur le plateau. Au final, rien n'est resté tel quel. D'ailleurs, beaucoup de parties du spectacle restent encore libres et changent tous les soirs...

On doit s'attendre à quoi ?
En vrac, on y trouvera : Anne Frank, Brigitte Bardot et Salomé, des moments de clown et d'autres très très suspendus, du Rage Against The Machine et du Bach... Mais finalement, il y a une fiction très cohérente derrière tout ça, même si notre désir est d'embarquer le spectateur dans un voyage où il ne sait jamais sur quoi il va tomber !


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