La Petite Sirène

Théâtre
Recommandé
5 sur 5 étoiles
La Petite Sirène
© Comédie Française

Time Out dit

5 sur 5 étoiles

Attention les amis ! Nous nous efforçons d'être précis, mais la situation particulière nous oblige à quelques ajustements. Alors vérifiez que les événements sont bien confirmés avant de vous y rendre.

La Petite Sirène en mode Comédie-Française.

Pour qui ? Pour élever ses enfants autrement qu’avec tonton Disney
Voir quoi ? Les abymes des vrais sentiments

La pièce s'ouvre sur une petite sirène à la veille de son quinzième anniversaire, crevant d'envie de découvrir ce qui se cache en surface. C’est alors qu’après avoir sauvé un homme de la noyade, elle pactise avec une sorcière des fonds marins, offre sa voix en échange de jambes pour retrouver l'intrépide et lui déclarer son amour. 

La Petite Sirène est l’endroit parfait pour les premières fois théâtrales. La longueur du spectacle est adaptée aux plus jeunes (à peine une heure) ; un petit format qui resserre les émotions à l’essentiel. Pas d’instant de trop, que du pur. Une proposition en mode sashimi.

La dramaturgie faussement simple travaille joliment le passage entre les mondes, sans ne rien omettre des merveilles étranges des océans. Une vraie magie de matière, de lumière et de son. Tout ça sous les traits d’une scénographie minimaliste efficace qui n’a pas peur de montrer les humanités ridicules, celles qui ne font plus rêver dès qu’on les découvre.

Devant les enfants la Comédie, même si elle reste française, accepte les clowneries et les fantaisies. C’est un spectacle de récréation qui touche au cœur, loin des sérieux de forme et de fond de la Salle Richelieu (cette princesse des mers est présentée dans le Studio-Théâtre, situé dans le Carrousel du Louvre).

Et si les crabes de chantent pas (il n’y a même pas de crabe d'ailleurs), il reste la magie des vagues dans le noir et des algues dorées. Celle qui rend à l’histoire son intensité initiale et toutes ses noirceurs. Un retour aux sources sombres, qui ne cache rien de l’obscurité des sentiments et de la beauté des vrais gestes d’amour. Amour d’une princesse qui a dû attendre de sortir de l’eau pour apprendre à pleurer.

Par Gildas Madelénat

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