L'Ombre de la baleine

Théâtre
L'ombre de la baleine
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 L'ombre de la baleine
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Un spectacle sensible et plein d'humour sur les souvenirs et l'enfance.

Troisième « seul en scène » pour Mikaël Chirinian, et quel spectacle ! ‘L’Ombre de la baleine’, adaptation très libre du chef-d’œuvre d’Herman Melville ‘Moby Dick’, invite les spectateurs à pénétrer l’intimité du drame familial.

Sur scène l’acteur est seul, ou presque puisqu'une marionnette – qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau - l’accompagne. Ensemble, ils vont raconter la passion destructrice qui lie le Capitaine Achab et la Baleine blanche tout en opérant de sublimes traversées dans les souvenirs de famille.

On le comprend très vite, les histoires que déplie Mikaël Chirinian sur le plateau en bois interrogent l’intime, fouillent dans les blessures cicatrisées, révèlent les ombres. Il y est question de mort, de folie, de solitude et d’identité. On y parle d’une famille ballotée dans un navire brisé et qui fait naufrage. Au centre de tout Mikaël Chirinian incarne tout le monde, la grande sœur malade, le petit frère plongé dans la lecture de ‘Moby Dick’, la maman qui cache ses fêlures dans la cuisine, et le papa réconforté par les paysages manichéens des westerns. Avec humour et délicatesse, il raconte sans verser une larme et nous emmène dans un voyage tourmenté, émouvant et lumineux. Rien n’est vraiment triste, et tout est infiniment beau. Les parenthèses sur la mer déchaînée, la détresse des messages laissés par la sœur, la franchise de la grand-mère… Dans ce décor magnifique qui s’ouvre comme un livre, comme LE livre, le voyage est poétique, émouvant et surtout (paradoxalement) très drôle. A ne manquer sous aucun prétexte !   

Par Elsa Pereira

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Pas forcément amateur de théâtre contemporain ? Allez y quand même ! 

Seul sur scène, Mikaël Chirinian nous embarque à bord de son vieux rafiot, qu'on le veuille ou non. 

Grâce à une marionnette aux yeux particulièrement envoûtants, l'acteur nous raconte l'histoire d'un naufrage, celui de sa famille, mis en parallèle avec celui d'Achab, le pirate du roman de Melville. 

Rage, stupeur, naïveté, désespoir : l'acteur possède une palette d'émotions particulièrement incroyable et pas un seul moment on ne se rend compte qu'il est le seul comédien de la pièce. Une pièce que l'on retournerait voir avec plaisir.