Rabbit Hole

Théâtre, Drame
Recommandé
4 sur 5 étoiles
© Simon Gosselin
© Simon Gosselin

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

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Julie Gayet sur les planches, ça donne quoi ?

Pour qui ? Ceux qui veulent rire et pleurer
Voir quoi ? Julie Gayet ailleurs qu’à l’écran

Il y a quelques mois, Becky et Howard ont perdu leur enfant dans un accident. Ils tentent de se reconstruire, chacun à leur manière. Mais aujourd’hui, la sœur de Becky attend un bébé, et l’adolescent qui a renversé leur fils tente de les rencontrer. Rabbit Hole et les trous pas si noirs du deuil. 

Après son succès en 2017 aux Célestins (théâtre lyonnais dont Claudia Stavisky, la metteuse en scène, est également la directrice), Rabbit Hole arrive à Paris et prouve au moins une chose : Julie Gayet mérite autant d’être une femme de théâtre que de cinéma. Parfaitement complété par un Patrick Catalifo resplendissant de douleur, le duo donne du cœur et de la voix à une dramaturgie faussement simpliste. Un décor unique et triangulaire, qui livre son théorème des sentiments (avec leurs valeurs, leurs flagrantes incompatibilités et possibles conciliations).

Un spectacle de lumières et de sentiments tamisés, qui se gâte et qui explose tout : ses gestes, ses mots, ses murs. Les images souvenirs et les souffrances prennent alors toute la place (grâce à des projections assez jolies). Le tout sublimé par la voix d’Anohni Hegarty (leader d’Antony and the Johnsons). Rabbit Hole fait fort aussi parce qu’il est drôle (délicatement, sadiquement). Une tendance boulevard intelligente et délicieuse qui n’entrave jamais la quête principale. Une ode à la gestion du deuil et des fantômes, où l’on apprend à vivre de chagrin.

Par Gildas Madelénat

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