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'Salut les copains' débarque aux Folies Bergère

Les années yéyé reprennent du service

Salut les copains (© EP / Time Out Paris)
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Salut les copains (© EP / Time Out Paris)
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Vespa couleur menthe à l'eau, robe vichy et blazers ajustés : les années yéyé ne sont plus, mais elles distillent encore leur odeur sucrée. Françoise Hardy, Claude François et Sheila hantent de nouveau la scène parisienne le temps d'un musical. Sur le plateau des Folies Bergère, huit jeunes (et évidemment beaux) comédiens viennent chanter les tubes qui ont fait twister les années 1960, à commencer par le succès de l'année 1964 "Laisse tomber les filles". Hymne transgénérationnel écrit par Serge Gainsbourg et réinterprété des années plus tard par April March. Pendant deux heures, confortablement englouti par les fauteuils des Folies Bergère, on croise des amours déçues, des rivalités piquantes et l'arrivée de la pop anglaise sur les ondes... Maître de cérémonie gominé, la très drôle Idole (interprété par Vincent Heden) pimente le récit de détails historiques et de railleries diverses.

Le spectacle chorégraphié par Stéphane Jarny ('Spamalot', 'Le Roi Lion') s'annonce divertissant et léger. Et il faut bien le dire, ça change des reprises parfois décousues des succès de Broadway.

Time Out Paris : Vous incarnez sur scène le prototype anonyme de « l'idole des jeunes ». Résultat, vous faites tout sur scène, vous dansez, vous jouez et vous chantez. Mais quelle est votre formation de départ ?

Vincent Heden :C'est amusant parce que c'est une question qu'on ne me pose jamais en Angleterre, mais tout le temps en France !

TOP : C'est vrai que c'est plus rare de voir des comédiens complets en France...

VH : Tout à fait. Mais pour moi, il n'y a pas de grosse différence, j'ai toujours fait de la danse et du théâtre, dès la petite enfance. Ce n'était pas une vocation d'ailleurs, je voulais être médecin à 17 ans, avant que quelqu'un ne me dise que je pouvais faire de la comédie, mon métier.

TOP : Qu'avez-vous fait avant de vous lancer dans ce projet de 'Salut les copains' ?

VH : Récemment, j'ai joué au théâtre Déjazet dans la comédie musicale 'Frankenstein Junior', inspirée du film de Mel Brooks, puis dans une adaptation de 'Roméo et Juliette'. C'est grâce à mon rôle de Frankenstein qu'on est venu me chercher pour les auditions de 'Salut les copains', et ça s'est très bien passé.

TOP : Qu'est-ce qui vous a plu dans cette comédie musicale sur les yéyés ?

VH : Les années 1960 ! C'est une période incroyable, où la production musicale était phénoménale. J'aime aussi beaucoup la légèreté et l'insouciance de cette époque. En 1996, j'avais déjà participé aux 'Années Twist' dans la troupe de Roger Louret, donc ça correspond vraiment à une partie de moi, à ce que j'aime.  

TOP : Même si la nostalgie pour ces années-là reste énorme, les yéyés font encore l'objet de préjugés et de critiques. On leur reproche notamment d'avoir avant tout pillé les chansons anglo-saxonnes. Est-ce que vous avez essayé de prendre du recul vis-à-vis du sujet ?

VH : Pas trop, parce que nous avons voulu rester fidèle à l'esprit de Salut les copains, qui est très naïf et insouciant. On s'est plongés dans l'époque avec une sincérité totale, sans se soucier de l'image ringarde de tel ou tel protagoniste. En même temps, mon personnage, celui de « L'Idole », est très décalé. A travers lui, on montre bien comment l'arrivée des artistes anglais bouleverse le petit monde des yéyés : certains parviennent à survivre à cette nouvelle concurrence et à s'adapter, d'autres non. Mon personnage change même de coiffure, vous verrez ! Mais pour le public, l'arrivée des Beatles ou des Rolling Stones, ça ne change rien, au contraire, il découvre encore plus de musique.

TOP : Oui,  votre personnage apporte de la dérision au spectacle. Il y a aussi un producteur véreux, vous ne cachez pas la réalité mercantile qui se cache derrière les idoles...

VH : Bien sûr, ça fait partie du magazine Salut les copains. A un moment dans le show, le producteur dit à l'artiste : « tu es un produit », alors que le chanteur veut montrer qu'il vaut mieux que ça. Ce qui est vrai, sauf qu'il est aussi un produit jetable, évidemment ! Il y a un aspect historique dans le spectacle, je donne d'ailleurs pas mal d'informations factuelles sur l'époque, comme l'anecdote du concert place de la Nation. Mais l'intrigue principale se focalise sur le public, ceux qui lisent Salut les copains, ceux qui écoutent les yéyés. On a vraiment voulu construire une histoire en chansons qui tourne autour d'un groupe d'amis. C'était surtout ça, 'Salut les copains'.

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