Sérénades

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Sérénades
© Ralph Mencke

Après ‘Le Journal intime de Benjamin Lorca’, joué au Centquatre et au Monfort en 2012, Ninon Brétécher met en scène son deuxième spectacle intitulé ‘Sérénades’ – en compagnie d’Arnaud Cathrine et Vincent Artaud – avant tout inspiré de la beauté iconique et troublante d’Anna Mouglalis. Sa jolie voix rauque mêlée aux répliques de Vincent Artaud invitent le spectateur à méditer sur le sens des mots d’amour, des rimes en fleurs aux beaux discours. Sérénades inaugurales et promesses, babillages et billets doux, ressentiments et vaines consolations : les histoires d’amour sont émaillées de déclarations flamboyantes aussi frivoles que sincères.

Cette représentation spéculative (qui n’en reste pas moins accessible) ne manque évidemment pas de puiser dans les célèbres ‘Fragments d’un discours amoureux’ de Roland Barthes, souvent synthétisés par la sempiternelle sentence : « Passé le premier aveu, je t’aime ne veut plus rien dire. » De l’amour au désamour, ‘Sérénades’ nous entraîne dans le quotidien d’un couple à travers ses innombrables déclarations, lesquelles se voient souvent accompagnées de jolies musiques que nous ne connaissons que trop bien.    

Par Céleste Lafarge

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