Singin' in the Rain

Théâtre
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Singin' in the rain  (© Patrick Berger)
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© Patrick Berger
Singin' in the rain  (© théâtre du Châtelet / Marie-Noëlle Robert )
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© théâtre du Châtelet / Marie-Noëlle Robert
Singin' in the rain  (© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert)
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© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert
Singin' in the rain  (© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert)
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© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert
Singin' in the rain  (© Patrick Berger)
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© Patrick Berger
Singin' in the rain  (© Patrick Berger)
6/7
© Patrick Berger
Singin' in the rain  (© Patrick Berger)
7/7
© Patrick Berger

A Paris, il n’y a guère que le théâtre du Châtelet pour rivaliser avec les lumières de Broadway. La preuve cette saison avec le féerique ‘Singin’ in the Rain’, chef-d’œuvre signé en 1952 par l’inoubliable Gene Kelly et le moins connu Stanley Donen. Un mastodonte du cinématographe tourné en technicolor et qui fit sauter dans les flaques d’eau plusieurs générations de cinéphiles. Pour ceux qui auraient manqué ce monstre du cinéma hollywoodien : l’histoire raconte avec humour et satire l’arrivée fracassante du cinéma parlant. Déployez votre parapluie et chaussez vos bottes en caoutchouc, le Châtelet nous régale cet hiver avec une version théâtrale plus que convaincante, servie par un quatuor d’interprètes (Dan Burton, Daniel Crossley, Claire Halse et Emma Kate Nelson) irrésistible et une direction musicale (Stephen Betteridge) impeccable.

Mais pour apprécier la somptueuse adaptation de Robert Carsen, il faut d’abord faire le deuil du film ou plutôt de ses acteurs, oublier les jambes interminables de Cyd Charisse, le sourire brillant de Gene Kelly et l’ingéniosité de Debbie Reynolds. Il faut accepter de se laisser séduire par de nouveaux visages et par une histoire racontée sur un plateau. Pourtant Robert Carsen - qui signe ici la mise en scène - n’a pas rompu avec la nature cinématographique de l’œuvre. C’est d’ailleurs les nombreux clins d’œil au septième art (générique de début, recours à la vidéo) qui rendent la pièce aussi réussie, parce qu’elle s’amuse avec les codes hollywoodiens, en perpétue la magie chorégraphique, la notion de théâtre dans le théâtre et les pointes d’humour. On retrouve donc tout ce qui fait le sel du film, l’hilarante leçon de diction de Lina Lamont, les fameuses scènes de tapdance et évidemment… la pluie. Un véritable tour de force du metteur en scène qui parvient au théâtre à rendre le solo mouillé de Don Lockwood (Gene Kelly/Dan Burton) à la fois poétique et spectaculaire. Il faut bien avouer que l’on ne voit pas tous les jours la pluie tomber sur le grand plateau du théâtre du Châtelet. Un moment de grâce que les spectateurs ne manqueront pas de conserver longtemps dans leur mémoire

Par Elsa Pereira

Publié :

Téléphone de l'événement 01.40.28.28.40
Site Web de l'événement http://www.chatelet-theatre.com
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