Biarritz par © Pauline Bernard, Unsplash
Biarritz par © Pauline Bernard, Unsplash

Les meilleurs plans à faire à Biarritz cet été

Bientôt 30 ans qu’on pratique Biarritz. Lors de notre dernier passage, la ville était plus sexy que jamais. Voici comment l’aborder cet été.

Alix Leridon
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Y a plus de saisons : voilà déjà un moment que Biarritz se vit toute l’année. Grâce au récent afflux de jeunesse venue s’y installer, la ville a retrouvé son bruit et sa ferveur océanique. Toujours pavée de ses adresses mythiques, du Bar Jean à la Maison Adam (qui ne faiblissent ni ne désemplissent), la station balnéaire a gonflé ses voiles d’une foule de spots devenus les moteurs de ce qu’on pourrait appeler sa “nouvelle vague”. Hôtels XXL ouverts à tous les vents, restaurants bistrots ou gastronomiques aux ADN marqués, boutiques hypées, et même un tout nouveau centre d’art… C’est là qu’il faudra être cet été. Mais pas n’importe où. Suivez-nous.

Nos spots préférés à Biarritz

Sillon

C’est l’adresse qui manquait à Biarritz. Depuis 2021, on sert chez Sillon de la haute cuisine bistronomique sans prendre quiconque de haut. Caché dans la tranquille rue Jean-Bart, en plein cœur de la ville, le restaurant se fait discret au déjeuner avant de tabasser en soirée. Deux faces complémentaires d’une même pièce à la beauté caravagesque : cet écrin de bois et de vert en clair-obscur voit défiler chaque jour des assiettes millimétrées éclatantes de contrastes. Comme ce maquereau mariné à la feuille de figuier, assorti d’un artichaut craquant aux agrumes et fleur d’oranger – que des produits locaux. Ne vous privez pas de dessert : on pense toujours à notre tarte caramel aux noix, foin et miso d’orge… Encore ! 

L’hôtel du Palais

Quiconque est déjà venu à Biarritz s’est imaginé passer la porte de l’hôtel du Palais. Faites-le ! Si votre trouble-fête de banquier vous le refuse, il y a d’autres manières de découvrir le palace légendaire. Reconstruit en 1903 sur les cendres de la Villa Eugénie (“cadeau” de Napoléon III à sa femme), le bâtiment en “E” n’a rien perdu du feu de sa jeunesse. Il y a d’abord ce brunch impérial (et pantagruélique) servi chaque dimanche à la Rotonde, face à l’océan et au son du piano. Par beau temps, l’été, le rendez-vous se transforme en garden-party sur la terrasse, featuring plancha, concert et plateau de fruits de mer…

Il y a aussi le Sunset, son resto “poolside à la cool” plus west coast que côte ouest, ouvert 7/7 la journée. La toute nouvelle carte (testée et grandement approuvée) propose depuis mai d’immenses plats de viande ou de poisson à partager, cuits au barbecue. Spoiler : les accompagnements sont à se damner. Si vous avez le luxe d’y passer la nuit, choisissez une chambre sur l’océan. Il suffirait presque d’enjamber la fenêtre pour y plonger. Même pas : depuis la baignoire ouverte sur l’horizon, vous y êtes déjà. 

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Sunburn Store (et Bleach Café)

Un shop méga-beau gosse avec une sélection de zines, fringues et déco pointue et ancrée dans la culture locale. Si vous cherchiez le cool, c’est là qu’il se cache, au bout de l’avenue Maréchal-Joffre, dans ce (pas si) nouveau quartier branché qu’on appelle Bibi. Des expos et événements y sont souvent organisés (checkez leur compte Instagram). À la même adresse, la porte d’à côté, vous trouverez le tout beau tout frais café Bleach. En semaine, c’est cookies et latte la journée, avant de passer à la tortilla et au vin nature les soirs de week-end (dès le jeudi). “Cool kids only”.

Centre d’art contemporain d’Anglet

Collée à Biarritz, la ville d’Anglet vaut le coup de s’y laisser porter. Côté plage, on l’aime pour ses chouettes guinguettes, souvent moins bondées que leurs homologues biarrotes, comme Kostaldea ou Lagunak. Dans les terres, on trouve l’un des trop rares centres d’art de la région, accueillant un an sur deux une enthousiasmante biennale d’art contemporain. 2024 est une année avec, et devrait rester dans les annales puisque le lieu vient tout juste d’être pourvu d’une annexe de 485 m2. Collée à la villa Beatrix-Enea, cette nouvelle version de la galerie Pompidou a été inaugurée par Daniel Buren himself. Cet été, les deux bâtiments accueilleront des œuvres d’artistes de renom, dont la peintre et poétesse Etel Adnan, et d’artistes émergents qu’on suit avec grande attention (Flora Moscovici, Chloé Royer…)

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Autour des halles

Tous les matins, sept jours sur sept, les Halles de Biarritz sont à la fête. On vient y faire son marché et on s’arrête boire un café (chaud ou glacé) chez Lobita et son équipe super sympa. Si vous êtes plutôt du genre à remplacer le petit-déjeuner par l’apéro, passez directement aux huîtres/vin blanc à l’Écaillerie, sous la deuxième halle. Pour certains, le gâteau basque de la Maison Maquirrian est le meilleur de la ville. Nous, on ne repart jamais du marché sans un Béret basque au piment d’Espelette, ce fougueux saucisson en forme de camembert. Après le shopping, et jusqu’à la nuit tombée, les bars et restos avoisinants ne désemplissent pas. Il y a évidemment le Bar Jean, avec ses pintxos d’anthologie à choisir au comptoir, ou le bien nommé Bar du Marché où s’ambiancer le soir. De l’autre côté, le glacier Dezamy est devenu notre préféré. 

Regina Experimental

L’Experimental Group a posé ses valises à Biarritz. Et nous les nôtres au 3ᵉ étage de leur hôtel Regina, sur le chemin du phare, dans une chambre donnant sur la Grande Plage. La vue y est tellement DINGUE qu’on s’est réveillés aux aurores pour voir le soleil se lever. Impossible de décoller les yeux du spectacle : on aurait pu y passer la journée. Mais l’envers du décor valait bien de s’en détourner. Aménagé par Dorothée Meilichzon, derrière la plupart des établissements du groupe, l’intérieur rond, pop et rayé du Regina prête à se lever de bonne humeur. Particulièrement dans les chambres, claires, vastes et lumineuses. Tout ça dans un bâtiment Belle Époque séculaire, fort d’un immense atrium central où viennent déjà chiller et télétravailler les locaux. Si vous avez du mal à vous mesurer, n’allez même pas regarder le buffet du petit-déjeuner. Tout, des gâteaux basques, madeleines et cookies aux petites pommes de terre sautées, donne envie d’abandonner toute velléité de bikini body. D’autant plus que celui-ci est servi dans la salle du restaurant Frenchie, avec sa magnifique terrasse donnant sur le phare.  

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Port des Pêcheurs

Pour un peu de calme, de graille et d’authenticité, odeur de poisson grillé et moules frites incluses, allez vous réfugier au port des Pêcheurs. Une poignée de petits restos vous y attend en plein soleil, les pieds dans l’eau, face aux humbles embarcations. On vous laisse le loisir de choisir votre préféré, l’essentiel étant que vous puissiez y trouver calamars frits, sardines grillées et gambas snackées. Un chouette petit bar, Harremanak, s’est récemment amarré à une des crampottes du port (cabane de pêcheur typique). Tellement à la coule qu’on voudrait s’y noyer.

Fadead Vintage

Parmi les artères qui bougent à Biarritz, l’avenue de Verdun va bon train. Entre ses nouvelles offres de snacking et ses boutiques de néo-surfeurs ascendant designers, cette petite échoppe vintage vaut le coup de pousser jusqu’en haut. Il y a là de truculents t-shirts et hoodies de groupes mythiques du tournant du siècle (Evanescence, Linkin Park et Johnny enfin réunis), et toute une panoplie de jeans bien sourcés. Vraiment cool.

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La Rotonde

La table de légende de l’hôtel du Palais a un nouveau chef cuisinier. Bienvenue à Christophe Scheller, passé par le Royal Monceau sous Christophe Pelé (aujourd’hui au Clarence), mais aussi par le Chateaubriand, dingue resto du chef basque Inaki Aizpitarte. Le voilà débarqué de plain-pied dans la région de son ancien mentor, et dans les meilleures conditions possibles. La Rotonde, c’est d’abord cette salle avec vue panoramique sur l’océan absolument sublime. C’est aussi une table qui a pour habitude de décrocher les étoiles (sous Jean-Marie Gauthier, puis tout récemment avec Aurélien Largeau). À travers sa nouvelle carte, Christophe Scheller veut se rapprocher de la cuisine d’un étoilé tout en refusant l’élitisme : l’objectif est davantage de faire venir des habitués. Résultat, des assiettes ultra-lisibles et gourmandes autour d’un produit local central (divin canard en deux façons), des découpes en salle millimétrées et des petites touches de luxe bien inspirées (du caviar dans la grenobloise). Ça commence mieux que bien. 

Chéri Bibi

Si le quartier de Bibi Beaurivage est devenu aussi prisé, c’est peut-être grâce à ce cher Chéri Bibi. Réservation fortement recommandée, sinon obligatoire, pour y souper. On s’y rend à chacun de nos passages à Biarritz, sans être jamais déçus. Chouette terrasse, cadre clair, gai et épuré, carte ultra-fraîche à dominante végétale (bien qu’il y ait toujours une ou deux options de viande et poisson)… L’ambiance est plutôt jeune et bobo, parfois bien animée, toujours décontractée. On vient surtout dans l’idée de partager des assiettes colorées, histoire d’en goûter un maximum. Mais aussi pour le vin (nature) qu’on va choisir avec entrain et toujours bien conseillé directement à la cave.

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