Bars à vins : le top 10

Guide des meilleures adresses pour boire une bonne bouteille entre amis

© EChirache

Difficile de parler de la France et de sa capitale sans parler de ses vins. Voilà un art de vivre que l'on cultive, de la vigne jusqu'au troquet. Pas étonnant alors de trouver à Paris nombre de bars à vins de qualité, où l'on vient étancher sa soif à coup de rouge, de rosé et de blanc. On en trouve pour toutes les bourses, des planques à millésimes aux caves à chouettes piquettes en passant par ceux qui ne jurent plus que par les vins bios ou naturels. Evidemment, le ballon va de pair avec l'assiette, qu'elle soit franche ou plus élaborée. Voici quelques lieux vraiment sympas, où il fait bon tâter du ballon. 

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En Vrac

Dans un décor néo-nature du plus bel effet, quelques tables font face à un comptoir massif sur fond de cuves en inox emplies de délicieux breuvages. Arbois le Guinguet, Côtes-du-Rhône domaine Gramenon, vins du domaine Rochebin. La liste est exhaustive et de qualité. Ici, on remplit sa bouteille à l'une de ces fontaines de jouvence. Malin et pas cher : entre 3 et 4 euros le verre de vin en vrac, 10,50 euros le demi et 14 euros le litre.On y boit bien, et côté cuisine, on est servis : sardines, poulpes fumés (en boîte de Chez Tricana, 6 euros), frais et léger. En hiver, on fonce volontiers sur la jolie soupe de brocolis (4,50 euros) ou la très bonne part de tarte à la ratatouille. Les  belles assiettes fermières de charcuterie ou de fromages (10,50 euros) complètent parfaitement la dégustation aussi, avec un pain frais et savoureux pour un copieux apéro. Les côtes ne sont pas en reste avec l'assiette marine, qui vient accompagnée de patates chaudes (18,50 euros). Voilà une petite maison d'épicuriens, chaleureuse, où le bon et l'accessible se marient parfaitement. Fortement recommandée pour une réunion entre bons vivants.

La note de Time Out
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Les Caves de Prague

Il est des adresses parisiennes qu’on garderait volontiers pour soi, égoïstement. Mais l’implacable rigueur déontologique d’un journaliste de Time Out Paris lui impose de partager cette petite pépite du 12e arrondissement : un simple et pourtant incontournable caviste. Les guides touristiques évoquent systématiquement le sympathique Baron Rouge comme « la » référence pour boire un ballon dans le coin d’Aligre. Quelle erreur lorsqu’on connaît l’existence des Caves de Prague, cinquante mètres plus loin.Le lieu pratique un droit de bouchon plus que raisonnable : pour déguster une bouteille sur place, il faudra rajouter 3 euros par rapport au prix à emporter — et ce à partir de 13 €. Avec un budget minimum de 16 euros donc, on n'hésitera pas à demander conseil au cœur de cet éclectique choix de vins (néanmoins franco-français), naturels ou bio pour une bonne partie d’entre eux. Succès garanti avec Les Débonnaires (Chinon), un Brouilly de Georges Descombes ou Les Cinq Elements de l’excellentissime Frédéric Sigonneau. Côté grignotage, ne pas hésiter à taper dans les divers pâtés et planches, avec du saucisson de foie, le tout servi avec un très bon pain de seigle. En hiver, on s’assied coudes à coudes sur une grande table de campagne, dans un décor rustique et boisé, le reste de l’année, on profitera de la jolie petite terrasse, au calme. Last but not least : un accueil au top grâce à Thomas, caviste passionné pas monomaniaque du vin nature mais toujours à l’affut de nouveaux vigne

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Le Garde Robe

Ce bar à vins près de l’ancienne Samaritaine plaira aux épicuriens les plus exigeants. Ici pas de Saint-Emilion ou de Château Latour. Sur les conseils d’un patron sympathique, œnologue autodidacte, et en fonction de son budget, on vient étonner son palais avec des bouteilles de petites propriétés produisant des vins naturels, bio ou « biodynamiques ». Mais c’est quoi ce truc ? Eh bien pour produire du vin biodynamique, les viticulteurs ont favorisé de façon naturelle les échanges entre la vigne et la terre pour mieux exprimer le terroir dans le raisin. Et ça change quoi ? Pureté, complexité aromatique, minéralité... venez déguster ces crus si spéciaux pour juger par vous-même ! Pour accompagner ces liqueurs, on peut choisir entre de nobles planches de fromages affinés et de jambon « di Parma » ou des huîtres si on préfère le blanc. Avec ses murs en brique et son plancher ancien, la Garde Robe est une adresse chaleureuse et intimiste, un peu chère (droit de bouchon de 6 euros par bouteille oblige) mais les bouteilles valent leur pesant d’or.

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Le Siffleur de Ballons

Si l'on vous invite à boire un verre au Siffleur de Ballons, c'est qu'on vous veut du bien. Voire plus si affinités... Située à deux pas du marché d'Aligre dans le 12e arrondissement, cette charmante cave « à boire et à manger », à la déco tendance et épurée, ne peut pas manquer de vous charmer. Le lieu n'est pas grand. A 19h30, il n'y a déjà plus de place sur les tables hautes – ce qui est plutôt bon signe. Qu'à cela ne tienne ! Nous nous asseyons au comptoir sur des tabourets. Un grand bar en bois clair, avec une vitrine ornée d'alléchants fromages... Et, derrière, le plan de travail où les barmans préparent minutieusement les planches et autres mets délectables. Pour commencer, le propriétaire des lieux (un grand gaillard rieur) nous propose un rouge léger, délicat et fruité – Zito, de son petit nom – à 6 € le ballon. Parfait pour se dérider après une journée de travail. Auzito dit, aussitôt bu ! Nous voilà de bonne humeur pour la soirée, qui se poursuit dans une ambiance conviviale et bon enfant. Une petite faim ? On craque pour une planche mixte (16 €), parce qu'entre la charcuterie et le fromage, notre cœur balance. Le Saint Nectaire se révèle à tomber par terre, la tome de brebis forte en caractère, la coppa et le San Daniel finement tranchés. Ici pas de doute, on déguste des produits de qualité et bien choisis. Amoureux des bonnes choses de la vie, nous voilà conquis. La cerise sur le gâteau : l’Ivresse des Sens, un cru du domaine Sol-Payré, recommandé par le barm

La note de Time Out
  • 5 sur 5 étoiles
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Le 11ème Domaine

Voici un bar qui pourrait être surnommé le « Roi de la planche », tant ses planches de fromage et de charcuterie s’imposent parmi les meilleures de Paris. Fromages de toutes les couleurs, rouge, vert ou bleu, trônent au milieu de coppa et de rosette à tomber. Mais ce n’est pas seulement pour sa gastronomie, certes délicieuse, que l’on se rue au 11ème Domaine, mais bien pour ses vins et son ambiance. Ici, le sympathique patron Elie et ses serveuses vous conseilleront parmi un choix de vins qui va du sol au plafond (n’hésitez pas à commander les bouteilles du haut, le patron ira les chercher au péril de sa vie), couvrant toutes les régions de France et même quelques vins étrangers - australiens, chiliens, argentins -, sans oublier une jolie sélection de whiskies. Chaque mois, le bar organise également des dégustations et cours d’œnologie dispensés par Valéria Naudin. Les récoltants représentés dans le bar sont tous indépendants, parfois originaires de régions moins fameuses que les classiques Bordelais ou Bourgogne. C’est donc sur un vin rouge basque, un Irouleguy du domaine de Mourguy, que nous jetons notre dévolu. Tannique et léger à la fois, il présente une belle maturité et de jolies touches de fruits rouges. Côté prix, comptez 15 € pour une planche moyenne, de quoi se restaurer à deux, et un droit de bouchon à 4 € plus qu’honnête. Le prix des bouteilles, lui, varie comme d’habitude beaucoup en fonction de l’origine du vin mais reste tout à fait correct. De quoi attirer un

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Aux Deux Cygnes

Ce n’est ni vraiment une cave, ni vraiment un restaurant. L’espace est tout petit, décoré avec soin, aménagé avec douceur. Des bouquets de fleurs sur chaque table, un petit comptoir, des couleurs rassurantes. Mais le lieu n’en est pas moins surprenant pour autant. Aux manettes, on trouve To Xuan Cuny, une jeune femme franco-vietnamienne, toute petite et tout sourire. Et sa passion, attrapée à Copenhague en dernière année d’étude d’hôtellerie, ce sont les vins naturels. Rien n’y fait mention, ni sur la vitrine, ni sur la carte (législation et mauvais a priori obligent), mais tous les vins que vous trouverez ici sont exclusivement naturels. La patronne des lieux se fait un plaisir d’en parler directement aux gens qui viennent la voir, à ceux qui lui posent des questions. Les gens du quartier d’abord, et puis petit à petit de plus en plus de curieux, avertis par le bouche à oreille. Il faut dire que l’espace est aménagé pour que la discussion s’installe facilement. Il y a peu de places, une dizaine sur des tables et trois ou quatre au comptoir. Il s’agit de profiter du moment pour conseiller et faire découvrir. C’est également dans cette optique, celle de prendre le temps de se faire plaisir, qu’une petite ribambelle d’assiettes est proposée. Une dizaine de petits plats créatifs, d’origine vietnamienne pour certains (entre 4 et 12 euros). Ainsi, à côté des assiettes de chorizo ou de Saint-Nectaire fermier, on trouve des banh mis, des chips à la crevette, ou encore cette excel

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Le 36 Corneil

Retenez bien l’adresse, car ce bar à tapas ouvert fin 2010 par un certain Cornélius (d’où le nom) ne signale sa présence par aucune enseigne. En revanche, difficile de ne pas se laisser tenter quand on aperçoit à travers les larges vitres l’atmosphère chaleureuse du lieu. Pas de population m’as-tu-vu ici, mais plutôt des habitués du quartier qui viennent boire un verre de vin ou une bouteille à la ficelle, choisie sur les bons conseils du patron. On y mange également, et très bien, des « Canailles », c’est-à-dire des tapas à la française, dont la carte change régulièrement. Trois canailles pour 12 euros, ou cinq pour 15, les prix sont vraiment bon marché compte tenu de la qualité des plats. Sous le regard d’un immense épouvantail planté derrière le bar, vous pourrez aussi danser le week-end sur de la disco et du rock. Bref, une excellente adresse du 9e arrondissement.

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La Cave à Michel

Anciennement Contre-Etiquette, la Cave à Michel a conservé sa vocation de caviste mais rafraîchi les murs depuis quelques mois, avant de s'apprêter pour cette rentrée 2014 à servir à boire. Autour de quelques charcuteries issues du 31, la merveilleuse boutique espagnole d'en face tenue par Carlos Gutierrez Moya, Fabrice propose désormais des vins de qualité à déguster sur place ou à emporter. Affable et bavard, le gérant invite le flâneur à entrer chez lui ou chez les commerçants d'à côté, plus que des collègues, des amis, des habitants du quartier. Ce quartier, c'est celui la place Sainte-Marthe dans le 10e arrondissement, entre Colonel Fabien et l'hôpital Saint-Louis. Ilot de tranquillité à deux pas du remue-ménage de Belleville, la place et ses rues environnantes voient les nouvelles boutiques se développer à grande vitesse, dans un processus que certains qualifieraient avec une moue péjorative de boboïsation.S'il est certain et inévitable que la zone se « gentrifie », qui peut regretter l'apparition de commerces indépendants, dont les produits sont de qualité, respectueux de l'environnement et hétéroclites ? On aime bien la déco simple et rustique de la Cave à Michel, la table en bois au fond qui donne sur une petite cour, les azulejas portugaises qui ornent le mur derrière le comptoir. Un petit air du Sud qui invite à la découverte. « Certains de nos clients sont des habitants du quartier, raconte Fabrice, mais je vois aussi des jeunes qui autrefois achetaient leur vin a

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Comestibles & Marchand de Vins

Il fait chaud au 65 rue Mont-Cenis. Que l’on s’y installe en plein été, la bobine en terrasse, pour capter au calme les rayons de l’astre solaire, ou que l’on s’y réfugie aux confins d’un mois d’hiver, entre un radiateur et une bouteille de rouge, bercé par une odeur de Mont d’Or. Vous vouliez jouer aux bons vivants ? Vous avez tiré le bon numéro. Derrière cette porte, poutres et tonneaux, machine à tailler dans le gibier, étagère de belles fioles, large comptoir à décliner les plaisirs. On choisit sa bouteille parmi une large sélection (c’est presque un bouquin) bien sentie, axée vin nature, ou du moins « propres », comme se plaît à les qualifier le patron qui connaît bien les producteurs qu’il défend. Les prix de départ tournent autour de 20€, et peuvent monter assez vite. Mais ne tremblez pas trop pour vos bas de laine : les premières références, tout à fait abordables, jouent déjà largement dans la cour des belles choses. Et si vous n’avez pas assez soif pour déboucher la bouteille, une (un peu trop ?) courte sélection de vins au verre s’affiche à la carte (à partir de 4€). De quoi accompagner, comme il se doit, les petites merveilles qui paradent sur la page des victuailles. Assiettes de fromages et de charcuteries aux honorables origines (coppa, lomo iberico, jambon truffé, etc.), généreuse terrine, sardines de la Belle-Iloise et tartines culottées du moment (magret fumé de chez Biraben, mangue écrasée et betterave crue, par exemple). Une ronde de tapas du terroir qui s

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Inaro

La rue René Boulanger est devenue en quelques années un bon filon en matière de restaurants, bars et bistrots. A l’écart de la place de la République, on y trouve notamment Inaro, un bar à vin de petite taille, à la déco boisée et aux bouteilles alléchantes. « Vous avez réservé ? » demande Johan, l’un des gérants, qui malgré notre réponse négative nous propose tout de suite une table du fond, avec ses tabourets et son fauteuil en cuir presque trop cosy – si vous êtes nombreux, pensez toutefois à réserver ! Pour se mettre en bouche, on commande la cuvée locale, un Corbières de chez Inaro qui se révèle excellent. Tout de suite, Johan nous explique le concept du lieu qu’il a ouvert avec son associé Pierre-Alexandre : un bar à vivre, pour refaire le monde autour de produits de qualité selon les arrivages, les envies, la disponibilité des petits producteurs. Pas de carte fixe, plutôt des « indications » en fonction du prix. Les planches sont à panacher entre charcuterie, fromage et fruits de mer, avec quatre choix : 6 € (« Je passe dire bonjour »), 10 € (« Promis, je reste qu’une heure »), 15 € (« Ce soir, je refais le monde »), 27 € (« D’accord, je partage tout »). Côté vin, idem avec trois prix pour « du bon », « du meilleur » et « de la balle », chaque catégorie se déclinant pour un verre, un pichet ou une bouteille. Si vous n’êtes pas au top financièrement, le premier prix suffit largement à boire du très bon vin avec une bouteille à 22 €. Mais là où vous serez sans doute bluf

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